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13
pages
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Français
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Documents
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1991
Description
Publications de l'École française de Rome - Année 1991 - Volume 140 - Numéro 1 - Pages 981-991Isabelle Robin et Agnès Walch, Les billets trouvés sur les enfants abandonnés à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, p. 981-991.
Les quelques 1500 billets trouvés sur les enfants recueillis à Paris par l'Hôpital des Enfants Trouvés au cours du XVIIe siècle et des années 1750-1751 constituent une source unique pour tenter de comprendre les réalités de l'abandon, ainsi que l'évolution des mentalités. La majorité des billets ne mentionnent que l'identité des enfants : nom, prénom, baptême surtout au XVIIe siècle, mais le problème de leur légitimité reste insoluble. D'autres sont plus complexes : les causes et les circonstances de l'abandon y sont évoquées par des parents désireux de se justifier. Sont ainsi mis en avant au XVIIe siècle les cas de filles-mères, des raisons d'honneur et surtout la misère, si bien que certains parents pensent qu'ils pourront retirer leur enfant une fois les difficultés passées. L'abandon
(v. au verso) apparaît donc comme un geste d'amour, seul moyen aux yeux des aban- donneurs de sauver celui qu'ils délaissent d'une mort certaine. Ce n'est semble-t-il plus le cas au «Siècle des Lumières». Bien que les souhaits de reprise soient plus nombreux, les billets sont davantage stéréotypés, moins affectifs, et le nombre des abandonnés ne cesse de croître.
11 pages
Les quelques 1500 billets trouvés sur les enfants recueillis à Paris par l'Hôpital des Enfants Trouvés au cours du XVIIe siècle et des années 1750-1751 constituent une source unique pour tenter de comprendre les réalités de l'abandon, ainsi que l'évolution des mentalités. La majorité des billets ne mentionnent que l'identité des enfants : nom, prénom, baptême surtout au XVIIe siècle, mais le problème de leur légitimité reste insoluble. D'autres sont plus complexes : les causes et les circonstances de l'abandon y sont évoquées par des parents désireux de se justifier. Sont ainsi mis en avant au XVIIe siècle les cas de filles-mères, des raisons d'honneur et surtout la misère, si bien que certains parents pensent qu'ils pourront retirer leur enfant une fois les difficultés passées. L'abandon
(v. au verso) apparaît donc comme un geste d'amour, seul moyen aux yeux des aban- donneurs de sauver celui qu'ils délaissent d'une mort certaine. Ce n'est semble-t-il plus le cas au «Siècle des Lumières». Bien que les souhaits de reprise soient plus nombreux, les billets sont davantage stéréotypés, moins affectifs, et le nombre des abandonnés ne cesse de croître.
11 pages
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1991
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
3 Mo