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LA MESURE STATISTIQUE ET SES LIMITES :
l’exemple du système scolaire malgache
Marie-Christine DELEIGNE*
Les contours de ce que l’on désigne communément par secteurs
public et privé de l’enseignement dans les pays du “Sud” tendent à se
modifier au fil du temps. Ceci plus particulièrement depuis la décennie
quatre-vingt-dix où le désengagement progressif des États dans le secteur
de l’éducation, la décentralisation de la gestion des systèmes scolaires et
l’incitation à la participation de tous les acteurs dans le champ scolaire
(parents d’élèves, associations, communautés…) convergent vers une
apparente “privatisation” du secteur public, « la notion de service public
tend[ant] d’ailleurs à disparaître, tout comme celle d’instruction
publique » (Lange, 2001 : 7-8).
Pour autant, il ne s’agit pas ici de discuter de l’évolution de ce que
recouvrent ces deux secteurs de l’enseignement mais d’apporter des
éléments de réflexion quant à la mesure statistique de la proportion rela-
tive de chacun d’eux (en nombre d’élèves). Considérons alors le secteur
privé de l’enseignement, selon l’acception courante, comme ce qui n’est
pas du ressort de l’État mais reconnu par les instances étatiques comme
faisant partie du système scolaire national.
Comment évaluer, mesurer, la part relative de chaque secteur de
l’enseignement, privé et public, pour une nation donnée ? Quelles sont les
sources de données disponibles et quelles en sont les limites ? Plus parti-
culièrement, il s’agit de nous ...
l’exemple du système scolaire malgache
Marie-Christine DELEIGNE*
Les contours de ce que l’on désigne communément par secteurs
public et privé de l’enseignement dans les pays du “Sud” tendent à se
modifier au fil du temps. Ceci plus particulièrement depuis la décennie
quatre-vingt-dix où le désengagement progressif des États dans le secteur
de l’éducation, la décentralisation de la gestion des systèmes scolaires et
l’incitation à la participation de tous les acteurs dans le champ scolaire
(parents d’élèves, associations, communautés…) convergent vers une
apparente “privatisation” du secteur public, « la notion de service public
tend[ant] d’ailleurs à disparaître, tout comme celle d’instruction
publique » (Lange, 2001 : 7-8).
Pour autant, il ne s’agit pas ici de discuter de l’évolution de ce que
recouvrent ces deux secteurs de l’enseignement mais d’apporter des
éléments de réflexion quant à la mesure statistique de la proportion rela-
tive de chacun d’eux (en nombre d’élèves). Considérons alors le secteur
privé de l’enseignement, selon l’acception courante, comme ce qui n’est
pas du ressort de l’État mais reconnu par les instances étatiques comme
faisant partie du système scolaire national.
Comment évaluer, mesurer, la part relative de chaque secteur de
l’enseignement, privé et public, pour une nation donnée ? Quelles sont les
sources de données disponibles et quelles en sont les limites ? Plus parti-
culièrement, il s’agit de nous ...
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