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Français
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Plutarque traduction RicardI. Quant à nous, après avoir livré au public l'histoire précédente (celle d'Agis et de Cléoménès de Sparte), nous n'avons pas àenvisager de moindres calamités dans le couple romain, en mettant en parallèle avec les vies des deux Lacédémoniens celles deTibérius et de Caius. C'étaient les enfants de Tibérius Sempronius Gracchus qui fut censeur, deux fois consul de Rome et remportadeux triomphes, mais devait plus d'éclat encore au prestige de sa vertu. Aussi, après la mort de Scipion, le vainqueur d'Hannibal, fut-iljugé digne d'épouser sa fille Cornélie, bien qu'il n'eût pas été l'ami, mais au contraire toujours l'adversaire de ce grand homme. On ditqu'une fois il trouva dans son lit un couple de serpents, et que les devins, après examen de cette monstruosité, ne lui permirent pasde les tuer, ni de les lâcher tous les deux; il fallait les traiter de façons différentes; car tuer le mâle, ce serait la mort de Tibérius; et tuerla femelle, la mort de Cornélie. Ainsi Tibérius, qui aimait sa femme et jugeait d'ailleurs qu'étant assez âgé, et elle encore jeune, ildevait mourir le premier, tua le mâle et lâcha la femelle. Peu de temps après, il mourut en effet, laissant douze enfants de son unionavec Cornélie. Sa veuve, après avoir assumé la charge de la maison et des enfants, se montra si raisonnable, si bonne mère et simagnanime que Tibérius parut avoir donné une preuve de sagesse en préférant sa propre mort à celle de pareille femme. Le ...
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Français
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