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21
pages
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Français
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Les Derniers jours d'Emmanuel KantThomas de Quinceytraduit par Marcel Schwob (1867 - 1905)Sommaire1 Préface2 Les derniers jours d'Emmanuel KantPréfaceEst-ce le « puissant, juste, et subtil opium » qui tira souvent Thomas De Quinceyvers le plus acre des plaisirs — la dépréciation de l'idéal ? Est-ce la ténébreusetentacule de vanité qui nous sert à aspirer avidement en nos héros toutes lesbassesses de leur humanité ? Qui sait ? Les œuvres de Thomas De Quincey sonttoutes pénétrées de cette passion. Il n'aima personne autant que Coleridge, maisrévéla les manies de son poète préféré avec volupté. Il adora Wordsworth ; et entrois pages d'extase il montre le grand homme coupant un beau livre — qui ne luiappartient pas — avec un couteau souillé de beurre. Mais parmi les héros deThomas De Quincey, sans contredit le premier fut Kant.Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamaisl'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Etpourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulementelle est mortelle mais, chose affreuse, elle peut décroître, vieillir, se décrépir. Etpeut-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur,au moment où elle vacille. Il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa depouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature.Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il inscrit la ...
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Langue
Français
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2 Mo