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5
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Français
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Description
Apprendre à lire : oui mais comment ?
Échanges et débats avec le public
Question 1 :
La première question est posée par un professeur de collège en lettres classiques.
Il a commencé à s’interroger sur l’apprentissage de la lecture, le jour où, en début d’année, il a entendu un
élève dire, en lisant le règlement intérieur du collège : « le conseil d’admiration se réunit ». Il s’est peu à
peu aperçu qu’on avait appris à cet élève à « photographier » les mots au lieu de les déchiffrer, mais que
derrière ces photographies, il n’y avait aucun sens du tout.
Il se pose la question de l’intérêt de ces « photographies » qui aboutissent notamment à l’incompréhension
des consignes écrites. En effet, dans un énoncé mathématique, par exemple, l’attention de certains élèves se
focalise sur quelques mots à partir desquels ils devinent et réinventent la question qu’ils ne lisent pas
intégralement.
En français, ils sont incapables de déchiffrer un mot nouveau (qui n’a pas été photographié précédemment).
Ceci pose des problèmes de vocabulaire car ils sont incapables de chercher ce mot inconnu dans un
dictionnaire.
Il en résulte qu’ils sont condamnés au langage qu’il possèdent : celui des banlieues.
Ce monsieur qui a fait part de ce questionnement lors d’une réunion de formation à l’IUFM a été qualifié
de « politiquement dangereux ».
Marc Le Bris :
C’est exactement ce que l’on constate partout et ce n’est pas anodin. Les enfants ne maîtrisent pas le
langage ...
Échanges et débats avec le public
Question 1 :
La première question est posée par un professeur de collège en lettres classiques.
Il a commencé à s’interroger sur l’apprentissage de la lecture, le jour où, en début d’année, il a entendu un
élève dire, en lisant le règlement intérieur du collège : « le conseil d’admiration se réunit ». Il s’est peu à
peu aperçu qu’on avait appris à cet élève à « photographier » les mots au lieu de les déchiffrer, mais que
derrière ces photographies, il n’y avait aucun sens du tout.
Il se pose la question de l’intérêt de ces « photographies » qui aboutissent notamment à l’incompréhension
des consignes écrites. En effet, dans un énoncé mathématique, par exemple, l’attention de certains élèves se
focalise sur quelques mots à partir desquels ils devinent et réinventent la question qu’ils ne lisent pas
intégralement.
En français, ils sont incapables de déchiffrer un mot nouveau (qui n’a pas été photographié précédemment).
Ceci pose des problèmes de vocabulaire car ils sont incapables de chercher ce mot inconnu dans un
dictionnaire.
Il en résulte qu’ils sont condamnés au langage qu’il possèdent : celui des banlieues.
Ce monsieur qui a fait part de ce questionnement lors d’une réunion de formation à l’IUFM a été qualifié
de « politiquement dangereux ».
Marc Le Bris :
C’est exactement ce que l’on constate partout et ce n’est pas anodin. Les enfants ne maîtrisent pas le
langage ...
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Français