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Français
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2010
Description
Santé, Société et Solidarité - Année 2010 - Volume 9 - Numéro 2 - Pages 143-148This article examines the importance of fertility in the history of family policy in Sweden. As Sweden experienced the effects of the second stage of the demographic transition in the late 19th century, the demographic variables gradually became issues to consider, then arguments for state intervention. The best illustration of these debates was the establishment of a voluntaristic family policy in the 1930s. However, this family policy gradually changed and, in the early 1970s, adopted the characteristics of a social policy involving family support. This shift in forms of state intervention can be explained by the explicit political will not to encourage one particular concept of the family but rather to respect the plurality of types of families, nevertheless making two-income families a norm to strive for. Thus, measures promoting linkage between family life and work life are the most interventionist within the family. However, it is plausible to wonder whether the axiological neutrality of the state vis-à-vis forms of private life means a lack of interest in fertility policies.
Cet article traite de l’importance de l’enjeu de la fécondité dans l’histoire de la politique suédoise de soutien aux familles. La Suède subissant les effets de la deuxième phase de la transition démographique à la fin du XIXe siècle, les variables démographiques vont progressivement devenir des éléments de réflexions, puis des arguments d’intervention de l’État. La meilleure illustration de ces débats est la mise en place d’une politique familiale volontariste dans les années 1930. Toutefois, cette politique familiale va progressivement se transformer pour, au début des années 1970, prendre les traits d’une politique sociale d’aide aux familles. Ce glissement dans les formes d’intervention de l’État s’explique par une volonté explicite des politiques de ne pas encourager une conception de la famille, mais plutôt de respecter la pluralité des formes familiales tout en faisant, néanmoins, de la famille à deux revenus, une norme vers laquelle il faudrait tendre. Ainsi, les mesures favorisant l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle sont-elles les mesures les plus interventionnistes au sein de la famille. Cependant, on peut se demander si la neutralité axiologique de l’État vis-à-vis des formes de vie privée signifie un désintérêt des politiques vis-à-vis de la fécondité.
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Cet article traite de l’importance de l’enjeu de la fécondité dans l’histoire de la politique suédoise de soutien aux familles. La Suède subissant les effets de la deuxième phase de la transition démographique à la fin du XIXe siècle, les variables démographiques vont progressivement devenir des éléments de réflexions, puis des arguments d’intervention de l’État. La meilleure illustration de ces débats est la mise en place d’une politique familiale volontariste dans les années 1930. Toutefois, cette politique familiale va progressivement se transformer pour, au début des années 1970, prendre les traits d’une politique sociale d’aide aux familles. Ce glissement dans les formes d’intervention de l’État s’explique par une volonté explicite des politiques de ne pas encourager une conception de la famille, mais plutôt de respecter la pluralité des formes familiales tout en faisant, néanmoins, de la famille à deux revenus, une norme vers laquelle il faudrait tendre. Ainsi, les mesures favorisant l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle sont-elles les mesures les plus interventionnistes au sein de la famille. Cependant, on peut se demander si la neutralité axiologique de l’État vis-à-vis des formes de vie privée signifie un désintérêt des politiques vis-à-vis de la fécondité.
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Publié le
01 janvier 2010
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo