-
22
pages
-
English
-
Documents
Description
Une personne de plus de 65 ans sur dix vivant en domicile ordinaire ne peut sortir sans aide. À incapacité comparable, les aides dont bénéficient les personnes dépendantes restent très inégales : si 55 % des personnes sévèrement dépendantes reçoivent plus de trois heures d'aide par jour, 20 % en reçoivent moins d'une heure. Certes, cette variabilité traduit, en partie, la difficile quantification des aides informelles fournies par les proches. Elle montre, cependant, qu'il serait délicat d'établir un barème associant un volume d'aide à un niveau de dépendance. La durée d'aide totale d'aide augmente avec la dépendance et l'isolement, mais ne semble pas liée au niveau d'éducation ou au revenu. Cependant, les facteurs économiques influencent fortement le prix horaire moyen et donc la dépense totale : les personnes les plus aisées ne bénéficient pas, à autres caractéristiques comparables, d'aides plus importantes mais les paient plus cher. L'aide informelle reste beaucoup plus développée que l'aide professionnelle : à tous niveaux de dépendance, la moitié des personnes âgées ne reçoit que ce type d'aide. Aux niveaux de dépendance modérée, le temps d'aide informelle représente 2 à 3 fois celui d'aide professionnelle. L'isolement, le niveau d'éducation et une résidence dans l'Ouest, le Centre-Ouest ou le Bassin parisien favorisent le recours à l'aide formelle. Le temps d'aide formelle reçu est alors d'autant plus important que son prix horaire moyen est faible. Il est également plus élevé lorsque les dépenses associées ouvrent droit à des réductions d'impôts. Toutefois, les volumes d'aides formelle et informelle sont trop variables d'une personne dépendante à l'autre, pour que l'on puisse déterminer dans quelle mesure ces deux types d'aides peuvent se substituer.
-
Publié par
-
Langue
English