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Description
La crise financière amorcée en 2007 aux États-Unis sest ensuite propagée à lensemble des économies du monde. À lissue dune contraction de lactivité dampleur historique, les premiers signes de reprise ont été enregistrés dès le courant 2009. Ce rebond peut marquer le début dune période de normalisation, avec tout à la fois un retour de lactivité à sa tendance et du chômage à ses niveaux davant-crise. Mais, à laune des expériences passées, ce scénario ne semble pas le plus probable : parce quelle constitue un choc macroéconomique majeur, la crise peut avoir en effet un impact négatif durable sur lemploi, le capital et la productivité globale des facteurs. Elle tend à déprimer simultanément la demande et l'offre. Les leçons de l'expérience passée suggèrent alors que les politiques publiques, notamment structurelles, ont un rôle essentiel à jouer pour retrouver le potentiel perdu. Lexamen des crises bancaires survenues dans les pays de lOCDE depuis une quarantaine dannées révèle ainsi que leur impact sur la croissance sest ensuite longuement fait ressentir. Les pertes dactivité ont été en moyenne durables et conséquentes. Elles auraient transité à la fois par une diminution du stock de capital, une augmentation du taux de chômage et une baisse du taux dactivité. En revanche, ces crises bancaires auraient eu peu dimpact sur la productivité globale des facteurs. En France, la crise de 1992-1993, qui présente certaines caractéristiques communes avec la crise actuelle, a eu également pour conséquence des pertes durables dactivité et un impact négatif sur le chômage. Sous différents scénarios typés de sortie de crise, on peut alors illustrer les répercussions mécaniques que la crise pourrait avoir à moyen terme sur les grands équilibres des finances publiques, en labsence de tout ajustement budgétaire à compter de 2012.
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Français