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Français
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Description
La valeur ajoutée représente la richesse engendrée au cours du processus de production par la mise en oeuvre des facteurs de production, notamment le travail et le capital. Or, le partage de cette richesse entre salaires et rémunération du capital a fortement fluctué en France depuis la fin des années 60. Après avoir sensiblement augmenté à la suite des accords de Grenelle en 1968 et des chocs pétroliers de la décennie 70, la part des revenus du travail a reculé au cours des années 80. Elle a retrouvé, depuis le début des années 90, un niveau proche de celui du début de la décennie 60. Une première décomposition purement comptable met en évidence le rôle des chocs pétroliers, au travers de la déformation des termes de l'échange. Par ailleurs, une analyse théorique de ce processus suggère l'influence possible des coûts relatifs des facteurs (capital et travail), et donc, in fine, du taux d'intérêt réel. Même si les résultats économétriques n'apportent pas tous une réponse tranchée, ils ne paraissent pas en contradiction avec cette analyse théorique : les chocs de termes de l'échange auraient poussé à la hausse la part des salaires dans la valeur ajoutée en 1974 et au début des années 80 et à la baisse au milieu de cette décennie. Dans une moindre mesure, les chocs de taux d'intérêt l'auraient également poussée à la baisse pendant les années 80. En outre, l'analyse économétrique met en évidence l'influence de la conjoncture, les phases de forte croissance s'accompagnant d'une hausse de la part des salaires dans la valeur ajoutée.
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Français