-
9
pages
-
Français
-
Documents
Description
Parmi les salariés à temps partiel, certains souhaitent travailler davantage, d'autres pas. En d'autres termes, les seconds ont choisi (ou s'accommodent de) leur temps d'activité alors qu'il est contraint pour les premiers. Si les trajectoires sont homogènes pour les salariés à temps partiel choisi (à temps partiel en 1994, ils le sont toujours en 1996), elles dépendent de la durée du temps partiel lorsqu'il est contraint. Les salariés qui travaillent plus de 30 heures par semaine accèdent souvent à un emploi à temps complet alors que ceux qui travaillent peu (moins de 15 heures) s'enlisent dans le temps partiel contraint. Par ailleurs, les « entrants » dans le temps partiel, c'est-à-dire les salariés qui n'étaient pas à temps partiel en 1993 et qui le sont en 1994, proviennent surtout du chômage lorsqu'ils souhaitent travailler davantage, et du temps complet ou de l'inactivité dans le cas contraire. Les parcours professionnels diffèrent toutefois selon les caractéristiques individuelles des salariés. Ainsi, les hommes, les jeunes et les plus diplômés accèdent plus facilement à l'emploi à temps complet, tandis que les femmes et les salariés de plus de 56 ans se résignent davantage au temps partiel. Les trajectoires professionnelles dépendent aussi du nombre d'années passées à temps partiel contraint. Les personnes à temps partiel long depuis un an et souhaitant travailler davantage en 1994 ont accédé plus souvent au temps complet en 1996 que celles qui avaient une durée de travail courte depuis deux ans et désiraient l'allonger. Les temps partiels les plus courts sont les moins rémunérateurs et offrent le moins de perspectives d'allongement de la durée du travail alors que les temps partiels plus longs procurent à la fois des revenus plus élevés et des chances plus grandes d'accéder à l'emploi à temps plein.
-
Publié par
-
Langue
Français