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Français
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Description
Le soutien financier de la famille a une place, certes inégale, mais essentielle dans les revenus des ménages. Les bénéficiaires de cette aide sont souvent des jeunes ou des ménages d'origine aisée. Parmi ces derniers, la part des personnes aidées augmente selon l'écart par rapport à leur milieu social d'origine. Le soutien familial permet alors de compenser une régression de statut social. Inversement, parmi les ménages d'origine ouvrière, la proportion des personnes aidées ainsi que le montant des aides augmentent selon le niveau de l'ascension sociale. Le soutien familial correspond dans ce cas à une logique d'émancipation sociale. L'effet du soutien financier de la famille sur le budget des ménages les plus démunis n'est pas négligeable. Parmi les ménages dont le revenu par unité de consommation est inférieur à 2 300 francs (montant du RMI pour une personne seule) avant toute aide, le seul soutien financier de la famille permet à la moitié de ceux qui en ont bénéficié de franchir ce seuil. Les aides publiques sous conditions de ressources, autre complément pour ces ménages à faible revenu, représentent un apport significatif en particulier pour les jeunes, les familles nombreuses ou monoparentales. Le niveau de vie de ces ménages s'accroît sensiblement quand ils ont recours simultanément à ces deux formes d'aide. Peut-on dire que les aides publiques se substituent au soutien familial ? Une étude, réalisée après la mise en place du RMI, conclut plutôt à une superposition et une complémentarité des deux formes d'aides (publique et familiale) qu'à une réelle substitution. Le soutien financier de la famille est plus fréquent pour les personnes qui perçoivent le RMI de façon durable que pour celles qui ne le perçoivent plus depuis plusieurs mois.
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Français