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Français
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Description
Les différences de déroulement de carrières interagissent avec les spécificités institutionnelles pour distinguer les régimes de retraite de la Fonction publique d'État et du secteur privé. Faute d'une définition précise et incontestable de l'effort contributif des fonctionnaires de l'État, la comparaison s'appuie ici sur un indicateur original : le taux de cotisation fictif, rapport entre la somme actualisée des prestations et celle des salaires perçus au cours de leur carrière. Cet indicateur est d'autant plus élevé qu'un régime est généreux. Pour un taux d'actualisation de 2 %, ce taux est de huit points plus élevé dans la Fonction publique d'État. Cependant, la comparaison à partir d'indicateurs instantanés, comme le taux de remplacement à la liquidation, montre une relative proximité des deux secteurs. Il semble donc que l'écart mis en évidence ne soit pas dû principalement à un niveau élevé des pensions relativement aux salaires versés dans la Fonction publique d'État. Il est plutôt le fait d'une plus courte période d'activité et d'une durée de retraite plus longue, qui résultent à la fois d'un âge d'entrée plus tardif dans la vie active, d'un âge de liquidation plus précoce et d'une plus longue espérance de vie. Par ailleurs, en raison des difficultés des salariés âgés à se maintenir sur le marché du travail, âge de cessation d'activité et âge de liquidation divergent fortement dans le secteur privé, ce qui n'est pas le cas dans la Fonction publique. De ce fait, à environnement économique inchangé, toute mesure visant à relever l'âge minimal de liquidation retarderait davantage l'âge de cessation d'activité et donc diminuerait davantage le taux de cotisation fictif dans la Fonction publique d'État (en raison de taux d'activité après 55 ans plus élevés) que dans le secteur privé.
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Français