-
16
pages
-
Français
-
Documents
Description
Avec la diversité croissante des formes d'emploi et l'évolution des règles de gestion des demandeurs d'emploi, la distinction entre l'emploi et le chômage est devenue plus floue. En particulier, les demandeurs inscrits à l'ANPE sont susceptibles de continuer à percevoir leur allocation tout en exerçant une « activité réduite ». Sur une période de trois ans, un chômeur sur deux serait concerné par cette situation à un moment ou à un autre. L'influence de la durée passée au chômage et celle du motif d'inscription apparaissent déterminantes pour les pratiques d'activités réduites. C'est au bout d'un an de chômage que la pratique d'activité réduite est la plus intensive, et cette pratique est plus fréquente parmi les individus entrés au chômage à l'issue d'un CDD et ayant donc de ce fait connu la précarité. L'influence des pratiques d'activités réduites sur la transition vers l'emploi s'avère complexe et différente selon le genre : se conjuguent des effets immédiats et des effets persistants de pratiques passés. Même si l'effet immédiat peut en être parfois négatif, il semble que ces pratiques rendent moins difficile l'insertion future sur le marché du travail.
-
Publié par
-
Langue
Français