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Selon la législation française, l'intéressement s'ajoute au salaire. On devrait donc observer, dans les entreprises qui pratiquent l'intéressement, une rémunération totale plus élevée, mais pas de différence significative de la rémunération de base avec celles qui ne le pratiquent pas. Si, de plus, l'intéressement détermine des gains de productivité, les rémunérations de base devraient être aussi plus élevées là où l'intéressement est mis en place. C'est bien ce que l'on constate, sur l'année 1992, pour les établissements de plus de 200 salariés. Cependant, pour les établissements plus petits, le salaire de base accompagnant l'intéressement n'est pas plus élevé, voire souvent même plus faible, que celui établissements qui ne pratiquent pas l'intéressement. En fait, avec le temps, une certaine substitution semble s'effectuer. L'effet positif de l'intéressement sur les rémunérations totales diminue avec l'ancienneté des accords. Il devient même significativement négatif pour les salaires de base au bout de trois à cinq ans. L'intéressement s'avère donc bien être, pour les entreprises, un dispositif de flexibilisation salariale.
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