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Français
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Description
Les côtes de Provence – III - Saint-Tropex, Fréjus et GrasseDu cap Lardier, qui ferme à l’est la baie de Cavalaire au fond du golfe de Fréjus, la côte se dirige vers le nord. A mi-distance, aprèsqu’on a passé les escarpemens du cap Taillat et du cap Camarat, les mouillages de Bon-Porté et de Pampelane, les pentess’adoucissent, les montagnes se mamelonnent, se couvrent de bois, et le golfe de Saint-Tropez s’enfonce dans l’intérieur des terres.Son ouverture, de la batterie de Rabiou à la pointe Sardinière, est de 4 kilomètres, et il en a 8 de profondeur de l’est à l’ouest. Surune grande partie de son étendue, le fond est de roche recouverte d’une mince couche de sable vaseux : mais, sur la côteméridionale, le port de Saint-Tropez est placé entre deux mouillages excellens, les Canoubiers et les Moulins à l’ouest est celui deSaint-Bertrand, au nord celui de Sainte-Maxime, et, malgré ses imperfections, le golfe a souvent été d’un aussi grand secours pour lamarine militaire que pour la marine marchande. Pendant la campagne de 1746, il a servi de point principal de ravitaillement à l’arméedu maréchal de Belle-Isle, et il en sera de même toutes les fois que les opérations de la guerre retiendront long-temps nos troupesen-deçà du Var. La possession de Saint-Tropez est, en pareil cas, d’une grande importance, soit pour assurer nosapprovisionnemens, soit pour gêner ceux de l’ennemi. Henri IV, dont la prévoyance active s’est étendue sur toute cette côte, a faitconstruire ...
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Français
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