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La Revue de Paris,1835, p. 181-190.Frances TrollopeVictor HugoVictor Hugo (Trollope, Frances)[1]Victor HugoJe viens d’entendre de curieux détails sur l’état actuel de la littérature en France. Jecrois vous avoir déjà dit que j’avais uniformément entendu parler de l’écoledécousue avec le plus profond mépris, et cela non-seulement par les vénérablespartisans du bon vieux temps, mais encore, et avec tout autant de force, par leshommes du temps actuel les plus distingués, soit par leur position, soit par leurstalens.À l’égard de Victor Hugo, le seul de toute la classe dont je parle qui soit assezconnu en Angleterre pour être regardé par nous comme un homme d’une hautecélébrité, ce sentiment est plus remarquable encore. Je n’ai jamais eu occasion deparler de lui ou de ses ouvrages à quelque personne que ce fût dont les principesmoraux fussent purs, ou dont l’esprit fût cultivé, qui ne lui refusât même ce degré deréputation que nos meilleurs critiques se sont montrés disposés à lui accorder. Jepourrais dire que la France paraît rougir de lui. Mainte fois il m’est arrivé dedemander ce que l’on pensait de telle ou de telle de ses pièces, et la réponse qu’onm’a faite a toujours été :— Je vous assure que je n’en sais rien ; je ne l’ai jamais vue jouer.— L’avez-vous lue ?— Non ; je ne saurais lire les ouvrages de Victor Hugo.Une personne qui m’avait entendu persister dans mes questions au sujet de laréputation dont Victor Hugo jouissait à Paris comme homme ...
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