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Un printemps à PétersbourgFédor Mikhaïlovitch Dostoïevski1847Traduction Jean-Wladimir BienstockSommaire1 13 avril 18472 27 avril 18473 11 mai 18474 15 juin 18475 Notes13 avril 1847[1]On dit que c’est le printemps à Pétersbourg Est-ce vrai ? C’est possible. Nousavons, en effet, tous les indices du printemps : une moitié de la ville a la grippe,l’autre au moins un rhume. De pareils cadeaux de la nature nous convainquentcomplètement de sa renaissance. Ainsi c’est le printemps. L’époque classique del’amour ! Mais l’époque de l’amour et celle de la poésie ne viennent pas en mêmetemps, dit le poète : et Dieu soit loué ! Adieu les poèmes, adieu la prose, adieu lesgrands périodiques avec ou sans programmes, adieu les journaux. AdieuLittérature et pardonne-nous. Pardonne-nous si nous avons péché contre toi,comme nous te pardonnons tes péchés. Mais comment sommes-nous arrivés àparler de littérature avant toute autre chose ? Je ne vous réponds pas, messieurs. Ilfaut, avant tout, se débarrasser des choses lourdes. À peine, à peine avons-noustraîné jusqu’au bout la saison des livres, et nous avons raison, bien qu’on dise quec’est un fardeau très naturel. Bientôt, peut-être dans un mois, nous ficellerons en tasnos revues et nos livres et ne les regarderons plus avant septembre.Alors probablement, il y aura de quoi lire, contrairement au proverbe : il ne faut pasabuser des bonnes choses. Bientôt les salons seront fermés ; on ne donnera plusde soirées, les ...
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Français
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