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Français
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Description
La seconde chance La richesse est un mot qu’aucun membre de ma famille ne savait définir. Ce mot nous était étranger et s’utilisait rarement, voire jamais, dans une discussion. Pauvres dès le berceau, mes parents me donnèrent ce qu’ils avaient et considéraient comme de la richesse : un toit, des vêtements, de la nourriture et de l’amour à revendre. Enfant, j’étais heureux d’être avec mes parents, et notre situation familiale me convenait parfaitement. Les années passaient, et je grandissais bien, tel un palmier à côté d’une magnifique oasis qui n’attendait que d’être trouvée par la chance. Tous mes diplômes en main, mes parents me mirent devant les faits : à présent, je devais chercher un travail qui me permettrait de prendre soin d’eux et de moi. La vieillesse s’était emparée de leurs corps. Les maladies les tourmentaient, et le coût des factures d’hôpital augmentait à chaque consultation. La maison de mon enfance tombait en ruine : les volets, percés de trous, laissaient l’air s’infiltrer sans invitation. Les meubles craquaient et risquaient de se briser si l’on s’y asseyait trop longtemps. Ma mère, pour préserver notre dignité, confectionnait des nattes en raphia que nous utilisions rarement pour ne pas les abîmer. Le raphia coûtait cher à ma pauvre mère, et le travail était exténuant. Les appareils électroménagers étaient inexistants chez nous : pour mes parents, il fallait éviter le gaspillage d’électricité.
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Français