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122
pages
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Français
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Documents
Description
Une vie
(L’Humble Vérité)
Guy de Maupassant
1883
puis 1893 (nouvelle édition revue)
À Madame Brainne
Hommage d’un ami dévoué,
et en souvenir d’un ami mort.
────── TABLE ──────
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
────── RÉCEPTION CRITIQUE ──────
Maxime Gaucher, Causerie Littéraire (Revue bleue, 21 avril 1883)
Une vie : I
Jeanne, ayant fini ses malles, s’approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas.
L’averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel, bas et chargé d’eau, semblait crevé, se vidant sur la terre, la
délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient, pleines d’une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux
débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l’humidité qui pénétrait au-dedans et faisait
suer les murs de la cave au grenier.
Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si
longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s’éclaircissait pas, et pour la centième fois depuis le matin elle
interrogeait l’horizon.
Puis, elle s’aperçut qu’elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé
par mois, et portant au milieu d’un dessin la date de l’année courante, 1819, en ...
(L’Humble Vérité)
Guy de Maupassant
1883
puis 1893 (nouvelle édition revue)
À Madame Brainne
Hommage d’un ami dévoué,
et en souvenir d’un ami mort.
────── TABLE ──────
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
────── RÉCEPTION CRITIQUE ──────
Maxime Gaucher, Causerie Littéraire (Revue bleue, 21 avril 1883)
Une vie : I
Jeanne, ayant fini ses malles, s’approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas.
L’averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel, bas et chargé d’eau, semblait crevé, se vidant sur la terre, la
délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient, pleines d’une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux
débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l’humidité qui pénétrait au-dedans et faisait
suer les murs de la cave au grenier.
Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si
longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s’éclaircissait pas, et pour la centième fois depuis le matin elle
interrogeait l’horizon.
Puis, elle s’aperçut qu’elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé
par mois, et portant au milieu d’un dessin la date de l’année courante, 1819, en ...
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
8 Mo