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48
pages
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Français
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Description
Messieurs les ronds-de-cuir
Georges Courteline
1893
Premier tableau
I.
II.
III.
Deuxième tableau
I.
II.
III.
Troisième tableau
I.
II.
III.
Quatrième tableau
I.
II.
III.
Cinquième tableau
I.
II.
III.
Sixième tableau
I.
II.
III.
Messieurs les ronds-de-cuir : I : 1
À l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Solférino, un régiment de cuirassiers qui regagnait au pas l’École militaire força
Lahrier à s’arrêter. Il demeura les pieds au bord du trottoir, ravi au fond de ce contretemps imprévu qui allait retarder de quelques
minutes encore l’instant désormais imminent de son arrivée au bureau, conciliant ainsi ses goûts de flâne avec le cri indigné de sa
conscience.
Simplement – car l’énorme horloge du ministère de la Guerre sonnait la demie de deux heures – il pensa :
— Diable ! encore un jour où je n’arriverai pas à midi.Et les mains dans les poches, achevant sa cigarette, il attendit la fin du défilé.
Au-dessus de lui, c’était l’éblouissement d’un après-dîner adorable. Comme il advient tous les ans, Paris, qui s’était endormi au bruit
berceur d’une pluie battante, s’était réveillé ce matin-là avec le printemps sur la tête, un printemps gai, charmant, exquis, tout frais
débarqué de la nuit sans avoir averti de sa venue, en bon provincial qui arrive du Midi, tombe sur les gens à l’improviste et s’amuse
de leur surprise. Par-delà les toits des maisons, derrière les hautes cheminées, le ciel d’avril s’étendait d’un bleu profond et sans un
nuage, perdu au loin dans une ...
Georges Courteline
1893
Premier tableau
I.
II.
III.
Deuxième tableau
I.
II.
III.
Troisième tableau
I.
II.
III.
Quatrième tableau
I.
II.
III.
Cinquième tableau
I.
II.
III.
Sixième tableau
I.
II.
III.
Messieurs les ronds-de-cuir : I : 1
À l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Solférino, un régiment de cuirassiers qui regagnait au pas l’École militaire força
Lahrier à s’arrêter. Il demeura les pieds au bord du trottoir, ravi au fond de ce contretemps imprévu qui allait retarder de quelques
minutes encore l’instant désormais imminent de son arrivée au bureau, conciliant ainsi ses goûts de flâne avec le cri indigné de sa
conscience.
Simplement – car l’énorme horloge du ministère de la Guerre sonnait la demie de deux heures – il pensa :
— Diable ! encore un jour où je n’arriverai pas à midi.Et les mains dans les poches, achevant sa cigarette, il attendit la fin du défilé.
Au-dessus de lui, c’était l’éblouissement d’un après-dîner adorable. Comme il advient tous les ans, Paris, qui s’était endormi au bruit
berceur d’une pluie battante, s’était réveillé ce matin-là avec le printemps sur la tête, un printemps gai, charmant, exquis, tout frais
débarqué de la nuit sans avoir averti de sa venue, en bon provincial qui arrive du Midi, tombe sur les gens à l’improviste et s’amuse
de leur surprise. Par-delà les toits des maisons, derrière les hautes cheminées, le ciel d’avril s’étendait d’un bleu profond et sans un
nuage, perdu au loin dans une ...
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Français
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