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111
pages
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Français
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Documents
Description
Marie-Claire
Marguerite Audoux
1910
Texte sur une seule page
Préface d’Octave Mirbeau
Première partie
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
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19
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27
Deuxième partie
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
Troisième partie
12
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
Marie-Claire : Texte entier
PRÉFACE
Francis Jourdain, un soir, me confia la vie douloureuse d’une femme dont il était
le grand ami.
Couturière, toujours malade, très pauvre, quelquefois sans pain, elle s’appelait
Marguerite Audoux. Malgré tout son courage, ne pouvant plus travailler, ni lire,
car elle souffrait cruellement des yeux, elle écrivait.
Elle écrivait non avec l’espoir de publier ses œuvres, mais pour ne point trop
penser à sa misère, pour amuser sa solitude, et comme pour lui tenir compagnie,
et aussi, je pense, parce qu’elle aimait écrire.
Il connaissait d’elle une œuvre, Marie-Claire, qui lui paraissait très belle. Il me
demanda de la lire. J’aime le goût de Francis Jourdain, et j’en fais grand cas. Sa
tournure d’esprit, sa sensibilité me contentent infiniment… En me remettant le
manuscrit, il ajouta :
— Notre cher Philippe admirait beaucoup ça… Il eût bien voulu que ce livre fût
publié. Mais que pouvait-il pour les autres, lui qui ne pouvait rien pour lui ?…
Je suis convaincu que les bons livres ont une puissance indestructible… De si
loin qu’ils arrivent, ou si enfouis qu’ils soient dans les misères ignorées d’une
maison d’ouvrier, ils se révèlent toujours… ...
Marguerite Audoux
1910
Texte sur une seule page
Préface d’Octave Mirbeau
Première partie
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Deuxième partie
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Troisième partie
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Marie-Claire : Texte entier
PRÉFACE
Francis Jourdain, un soir, me confia la vie douloureuse d’une femme dont il était
le grand ami.
Couturière, toujours malade, très pauvre, quelquefois sans pain, elle s’appelait
Marguerite Audoux. Malgré tout son courage, ne pouvant plus travailler, ni lire,
car elle souffrait cruellement des yeux, elle écrivait.
Elle écrivait non avec l’espoir de publier ses œuvres, mais pour ne point trop
penser à sa misère, pour amuser sa solitude, et comme pour lui tenir compagnie,
et aussi, je pense, parce qu’elle aimait écrire.
Il connaissait d’elle une œuvre, Marie-Claire, qui lui paraissait très belle. Il me
demanda de la lire. J’aime le goût de Francis Jourdain, et j’en fais grand cas. Sa
tournure d’esprit, sa sensibilité me contentent infiniment… En me remettant le
manuscrit, il ajouta :
— Notre cher Philippe admirait beaucoup ça… Il eût bien voulu que ce livre fût
publié. Mais que pouvait-il pour les autres, lui qui ne pouvait rien pour lui ?…
Je suis convaincu que les bons livres ont une puissance indestructible… De si
loin qu’ils arrivent, ou si enfouis qu’ils soient dans les misères ignorées d’une
maison d’ouvrier, ils se révèlent toujours… ...
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Langue
Français
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7 Mo