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106
pages
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Français
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Documents
Description
Le Pouce crochu
Fortuné du Boisgobey
1885
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Le Pouce crochu : Chapitre I
La nuit est noire ; il pleut à verse, et la pluie, fouettée par le vent, grésille sur les vitres d’une maisonnette isolée, tout au bout du
boulevard Voltaire, et tout près de la place du Trône.
Une maisonnette et non pas une villa, ni un petit hôtel.
Un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. Pas de cour, pas de grille, pas de perron. Rien qu’une palissade en planches du
côté de la rue et, derrière cette clôture primitive, un terrain vague qui confine à des jardins maraîchers.
L’architecte n’a pas pris la peine de creuser pour asseoir des fondations. Cette bastide parisienne pose à plat sur le sol, comme si
on l’y avait apportée toute bâtie.
Elle est habitée, car il y a de la lumière à une des fenêtres du rez-de-chaussée.
Qui peut demeurer là ? Pas des capitalistes, bien certainement ; les capitaux n’y seraient pas en sûreté. Des commerçants ? Pas
davantage ; les chalands n’iraient pas les chercher si loin du centre. Cette niche en cailloutis ne convient guère qu’à un vieux rentier
misanthrope, retiré là comme un hibou dans un clocher, ou encore à un ménage de petits bourgeois réduits au strict nécessaire et
cultivant des légumes dans leur enclos pour corser leur maigre pot-au-feu.
Ainsi pensaient les passants qui remarquaient ce cube de maçonnerie, ...
Fortuné du Boisgobey
1885
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Le Pouce crochu : Chapitre I
La nuit est noire ; il pleut à verse, et la pluie, fouettée par le vent, grésille sur les vitres d’une maisonnette isolée, tout au bout du
boulevard Voltaire, et tout près de la place du Trône.
Une maisonnette et non pas une villa, ni un petit hôtel.
Un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. Pas de cour, pas de grille, pas de perron. Rien qu’une palissade en planches du
côté de la rue et, derrière cette clôture primitive, un terrain vague qui confine à des jardins maraîchers.
L’architecte n’a pas pris la peine de creuser pour asseoir des fondations. Cette bastide parisienne pose à plat sur le sol, comme si
on l’y avait apportée toute bâtie.
Elle est habitée, car il y a de la lumière à une des fenêtres du rez-de-chaussée.
Qui peut demeurer là ? Pas des capitalistes, bien certainement ; les capitaux n’y seraient pas en sûreté. Des commerçants ? Pas
davantage ; les chalands n’iraient pas les chercher si loin du centre. Cette niche en cailloutis ne convient guère qu’à un vieux rentier
misanthrope, retiré là comme un hibou dans un clocher, ou encore à un ménage de petits bourgeois réduits au strict nécessaire et
cultivant des légumes dans leur enclos pour corser leur maigre pot-au-feu.
Ainsi pensaient les passants qui remarquaient ce cube de maçonnerie, ...
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
8 Mo