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99
pages
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Français
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Description
Le parfum des îles Borromées
René Boylesve
1898
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
IX.
X.
XI.
XII.
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX.
XXI.
XXII.
XXIII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVII.
XXVIII.
XXIX.
XXX.
Le Parfum des îles Borromées : I
La R e i n e- M a r g u e r i t e, beau vapeur blanc du lac Majeur, alluma ses feux en quittant Pallanza, et s’engagea dans l’anse magnifique qui
contient les îles Borromées. La chaleur ayant été accablante, les passagers se félicitaient de ressentir la première fraîcheur du soir.
Les uns prenaient plaisir à discerner, sur la gauche, les contours opulents de l’Isola M a d r e, l’Île Mère, tachant l’ombre de sa grosse
masse obscure ; les autres, à regarder naître au long des contours capricieux du lac, les mille lumières des embarcadères, des hôtels
et des villas. Mais un charme très spécial, et nouveau pour la plupart d’entre eux, venu du lac que la nuit flattait, ou bien des rives
fleuries de lauriers-roses, enveloppait et pénétrait jusqu’aux natures les plus insensibles.
À ce moment, le poète anglais Dante-Léonard-William Lee monta vivement l’escalier de la passerelle, et, se dirigeant avec un
empressement inaccoutumé vers un grand jeune homme à longue moustache blonde qui semblait fort absorbé par le spectacle de la
nuit, il lui dit du ton le plus sérieux :
— Mon cher ami, une Sirène vient, sous mes yeux, d’abandonner l’humide séjour de ces eaux pour prendre place à notre bord, et il
vous est loisible de la voir, comme je l’ai vue, sur le ...
René Boylesve
1898
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
IX.
X.
XI.
XII.
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX.
XXI.
XXII.
XXIII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVII.
XXVIII.
XXIX.
XXX.
Le Parfum des îles Borromées : I
La R e i n e- M a r g u e r i t e, beau vapeur blanc du lac Majeur, alluma ses feux en quittant Pallanza, et s’engagea dans l’anse magnifique qui
contient les îles Borromées. La chaleur ayant été accablante, les passagers se félicitaient de ressentir la première fraîcheur du soir.
Les uns prenaient plaisir à discerner, sur la gauche, les contours opulents de l’Isola M a d r e, l’Île Mère, tachant l’ombre de sa grosse
masse obscure ; les autres, à regarder naître au long des contours capricieux du lac, les mille lumières des embarcadères, des hôtels
et des villas. Mais un charme très spécial, et nouveau pour la plupart d’entre eux, venu du lac que la nuit flattait, ou bien des rives
fleuries de lauriers-roses, enveloppait et pénétrait jusqu’aux natures les plus insensibles.
À ce moment, le poète anglais Dante-Léonard-William Lee monta vivement l’escalier de la passerelle, et, se dirigeant avec un
empressement inaccoutumé vers un grand jeune homme à longue moustache blonde qui semblait fort absorbé par le spectacle de la
nuit, il lui dit du ton le plus sérieux :
— Mon cher ami, une Sirène vient, sous mes yeux, d’abandonner l’humide séjour de ces eaux pour prendre place à notre bord, et il
vous est loisible de la voir, comme je l’ai vue, sur le ...
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Langue
Français
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