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Français
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E. T. A. Hoffmann — Derniers ContesLa Fenêtre du coin du cousin1822LA FENÊTRE DU COIN DU COUSINTraduit par Champfleury> Mon pauvre cousin a éprouvé le même sort que le célèbre Scarron. Ainsi quecelui-ci, mon cousin a perdu complétement l’usage de ses jambes par une longueet douloureuse maladie ; maintenant il est obligé d’avoir recours à de solidesbéquilles et au bras nerveux d’un invalide grognard, qui ne fait auprès de lui legarde-malade qu’à son bon plaisir, pour le traîner de son lit dans son fauteuil garnide coussins, et de son fauteuil à son lit ; mais ce n’est pas là l’unique ressemblancede mon cousin avec le Français. Aussi bien que Scarron, mon cousin écrivaille ;comme Scarron il est doué d’une certaine humeur joviale, et il fait à sa manière lesplaisanteries les plus humouristiques. Toutefois il faut remarquer, à l’honneur del’écrivain allemand, qu’il n’a jamais regardé comme nécessaire d’épicer ses metspiquants d’assa-fœtida, pour chatouiller le palais de ceux de ses lecteursallemands qui ne trouveraient pas ses plats tout à fait de leur goût. Il se contentaitde la noble saveur qui excite et fortifie. Aussi les gens aiment à lire ce qu’il écrit ;cela doit être bon et divertissant ; moi, je ne m’y entends guères. D’ordinaire laconversation de mon cousin me faisait du bien, et il me semblait plus agréable del’entendre que de le lire. Cependant cette invincible manie d’écrire est ce qui aattiré de noirs malheurs sur mon pauvre cousin. La plus ...
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Français
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