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131
pages
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Français
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Documents
Description
La Barrière
René Bazin
Texte sur une seule page
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
La Barrière : Texte entier
Première Partie
Sur la pelouse rectangulaire et longue, roulée, taillée en brosse, où vingt parties de tennis venaient d’être jouées à la fois, deux
équipes seulement, huit jeunes hommes, huit jeunes filles, continuaient de lutter et de se disputer la victoire dans le tournament de
Westgate on Sea. Des équipes, en vérité. Aucun terme ne convenait mieux que celui-là à ces groupements que l’habileté sportive
avait formés, à ces amateurs de la raquette et de la balle que, dans l’ordinaire de la vie, la fortune distinguait d’avec les
professionnels, mais qui leur ressemblaient à cette heure, par la précision et la vigueur des mouvements, par l’absorption de l’esprit
dans l’effort physique, l’oubli de toute coquetterie et de toute politesse vaine. Ils jouaient avec le sentiment passionné que donne un
art longtemps étudié. Chez eux, l’orgueil d’un coup heureux, l’appréhension, le dépit, l’admiration jalouse, le désir de vaincre,
dominaient l’instinct même de la jeunesse. Pas un mot n’était échangé. À l’ouest de la prairie, assemblé dans une allée, le long de la
haie, un public assez nombreux, choisi, presque entièrement féminin, regardait. C’étaient quelques grandes dames qui avaient leur
habitation aux environs, des baigneuses installées pour l’été dans les villas de la côte, de vieilles filles pauvres, errantes et dignes,
comme il en abonde en ...
René Bazin
Texte sur une seule page
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
La Barrière : Texte entier
Première Partie
Sur la pelouse rectangulaire et longue, roulée, taillée en brosse, où vingt parties de tennis venaient d’être jouées à la fois, deux
équipes seulement, huit jeunes hommes, huit jeunes filles, continuaient de lutter et de se disputer la victoire dans le tournament de
Westgate on Sea. Des équipes, en vérité. Aucun terme ne convenait mieux que celui-là à ces groupements que l’habileté sportive
avait formés, à ces amateurs de la raquette et de la balle que, dans l’ordinaire de la vie, la fortune distinguait d’avec les
professionnels, mais qui leur ressemblaient à cette heure, par la précision et la vigueur des mouvements, par l’absorption de l’esprit
dans l’effort physique, l’oubli de toute coquetterie et de toute politesse vaine. Ils jouaient avec le sentiment passionné que donne un
art longtemps étudié. Chez eux, l’orgueil d’un coup heureux, l’appréhension, le dépit, l’admiration jalouse, le désir de vaincre,
dominaient l’instinct même de la jeunesse. Pas un mot n’était échangé. À l’ouest de la prairie, assemblé dans une allée, le long de la
haie, un public assez nombreux, choisi, presque entièrement féminin, regardait. C’étaient quelques grandes dames qui avaient leur
habitation aux environs, des baigneuses installées pour l’été dans les villas de la côte, de vieilles filles pauvres, errantes et dignes,
comme il en abonde en ...
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Français
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Poids de l'ouvrage
12 Mo