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133
pages
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Français
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Documents
Description
Justine
ou
les Malheurs de la vertu
Donatien Alphonse François de Sade
Manuscrit : 1788 - Première édition : 1791
Notes de wikisource :
1. Variante de la seconde édition de 1791 : [...] Malheurs à ceux qu'auront enflammés les tableaux de Justine, mais qu'on ne nous accuse pas. la
correction de ceux qui se seront émus de ces infamies ne peut plus être notre ouvrage; quelque voie que nous eussions prise, ils n'en seraient pas devenus
meilleurs : il est une sorte de corruption qui empoisonne tout et même la vertu qu'on lui présente.
Justine ou les Malheurs de la vertu : Dédicace
À ma bonne amie
1Oui, Constance , c'est à toi que j'adresse cet ouvrage; à la fois l'exemple et
l'honneur de ton sexe, réunissant à l'âme la plus sensible l'esprit le plus juste et le
mieux éclairé, ce n'est qu'à toi qu'il appartient de connaître la douceur des larmes
qu'arrache la vertu malheureuse. Détestant les sophismes du libertinage et de
l'irréligion, les combattant sans cesse par tes actions et par tes discours, je ne
crains point pour toi ceux qu'a nécessité dans ces Mémoires le genre des
personnages établis; le cynisme de certains crayons (adoucis néanmoins autant
qu'on l'a pu) ne t'effraiera pas davantage; c'est le vice qui, gémissant d'être dévoilé,
2crie au scandale aussitôt qu'on l'attaque. Le procès du Tartuffe fut fait par des
bigots; celui de Justine sera l'ouvrage des libertins, je les redoute peu : mes motifs
dévoilés par toi, n'en seront point désavoués; ton opinion suffit à ma ...
ou
les Malheurs de la vertu
Donatien Alphonse François de Sade
Manuscrit : 1788 - Première édition : 1791
Notes de wikisource :
1. Variante de la seconde édition de 1791 : [...] Malheurs à ceux qu'auront enflammés les tableaux de Justine, mais qu'on ne nous accuse pas. la
correction de ceux qui se seront émus de ces infamies ne peut plus être notre ouvrage; quelque voie que nous eussions prise, ils n'en seraient pas devenus
meilleurs : il est une sorte de corruption qui empoisonne tout et même la vertu qu'on lui présente.
Justine ou les Malheurs de la vertu : Dédicace
À ma bonne amie
1Oui, Constance , c'est à toi que j'adresse cet ouvrage; à la fois l'exemple et
l'honneur de ton sexe, réunissant à l'âme la plus sensible l'esprit le plus juste et le
mieux éclairé, ce n'est qu'à toi qu'il appartient de connaître la douceur des larmes
qu'arrache la vertu malheureuse. Détestant les sophismes du libertinage et de
l'irréligion, les combattant sans cesse par tes actions et par tes discours, je ne
crains point pour toi ceux qu'a nécessité dans ces Mémoires le genre des
personnages établis; le cynisme de certains crayons (adoucis néanmoins autant
qu'on l'a pu) ne t'effraiera pas davantage; c'est le vice qui, gémissant d'être dévoilé,
2crie au scandale aussitôt qu'on l'attaque. Le procès du Tartuffe fut fait par des
bigots; celui de Justine sera l'ouvrage des libertins, je les redoute peu : mes motifs
dévoilés par toi, n'en seront point désavoués; ton opinion suffit à ma ...
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Publié par
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
12 Mo