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27
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Français
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Pour les autres éditions de ce texte, voir Jocaste.Anatole FranceJocasteCalmann-Lévy, 1921 [56ème édition] (pp. 3-160).I― Quoi ! monsieur Longuemare, vous mettez des grenouilles dans vos poches ? Mais c’est dégoûtant !— Rentré dans ma chambre, mademoiselle, j’en fixe une sur une planchette, et je lui découvre le mésentère, que j’excite au moyen depinces très délicates.— Mais c’est affreux ! Elle souffre, votre grenouille !— Elle souffre peu en hiver et beaucoup en été. Si le mésentère est enflammé par suite d’une lésion antérieure, la douleur devientintense et le cœur cesse de battre. — Et que vous sert de torturer ainsi de pauvres animaux ?— À édifier ma théorie expérimentale de la douleur. Je prouverai que les stoïciens ne savent ce qu’ils disent et que Zénon était unimbécile. Vous ne connaissez pas Zénon, mademoiselle ? Ne le connaissez jamais. Il niait la sensation. Et tout n’est que sensation.Vous aurez des Stoïciens un aperçu exact et suffisant quand je vous aurai dit que c’étaient des fous sans gaieté qui méprisaient ladouleur avec une affectation insipide. Si quelqu’un de ces barbacoles s’était trouvé sous mes pinces, dans la position de magrenouille, il aurait vu si on supprime la douleur par un acte de la volonté. D’ailleurs il est extrêmement avantageux pour les animauxd’être doués de la faculté de souffrir.— Vous plaisantez ! À quoi peut servir la douleur ?— Elle est nécessaire, mademoiselle. C’est la sauvegarde des êtres. Si, par exemple, ...
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Français
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