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548
pages
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Français
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Documents
Description
Histoire de Juliette,
ou
les Prospérités du vice
Donatien Alphonse François de Sade
Première édition : 1801
Première Partie
Deuxième Partie
Troisième Partie
Quatrième Partie
Cinquième Partie
Sixième Partie
Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice : Première
Partie
Première partie
Ce fut au couvent de Panthemont que Justine et moi fûmes élevées. Vous
connaissez la célébrité de cette abbaye, et vous savez que c'était de son sein que
sortaient depuis bien des années les femmes les plus jolies et les plus libertines de
Paris. Euphrosine, cette jeune personne dont je voulus suivre les traces, qui, logée
dans le voisinage de mes parents, s'était évadée de la maison paternelle pour se
jeter dans le libertinage, avait été ma compagne dans ce couvent ; et comme c'est
d'elle et d'une religieuse de ses amies que j'avais reçu les premiers principes de
cette morale qu'on est surpris de me voir, aussi jeune, dans les récits que vient de
vous faire ma sœur, je dois, ce me semble, avant tout, vous entretenir de l'une et de
l'autre... vous rendre un compte exact de ces premiers instants de ma vie où,
séduite, corrompue par ces deux sirènes, le germe de tous les vices naquit au fond
de mon cœur.
La religieuse dont il s'agit s'appelait Mme Delbène ; elle était abbesse de la
maison depuis cinq ans, et atteignait sa trentième année, lorsque je fis
connaissance avec elle. Il était impossible d'être plus jolie : faite à peindre, une
physionomie douce et céleste, blonde, de grands yeux ...
ou
les Prospérités du vice
Donatien Alphonse François de Sade
Première édition : 1801
Première Partie
Deuxième Partie
Troisième Partie
Quatrième Partie
Cinquième Partie
Sixième Partie
Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice : Première
Partie
Première partie
Ce fut au couvent de Panthemont que Justine et moi fûmes élevées. Vous
connaissez la célébrité de cette abbaye, et vous savez que c'était de son sein que
sortaient depuis bien des années les femmes les plus jolies et les plus libertines de
Paris. Euphrosine, cette jeune personne dont je voulus suivre les traces, qui, logée
dans le voisinage de mes parents, s'était évadée de la maison paternelle pour se
jeter dans le libertinage, avait été ma compagne dans ce couvent ; et comme c'est
d'elle et d'une religieuse de ses amies que j'avais reçu les premiers principes de
cette morale qu'on est surpris de me voir, aussi jeune, dans les récits que vient de
vous faire ma sœur, je dois, ce me semble, avant tout, vous entretenir de l'une et de
l'autre... vous rendre un compte exact de ces premiers instants de ma vie où,
séduite, corrompue par ces deux sirènes, le germe de tous les vices naquit au fond
de mon cœur.
La religieuse dont il s'agit s'appelait Mme Delbène ; elle était abbesse de la
maison depuis cinq ans, et atteignait sa trentième année, lorsque je fis
connaissance avec elle. Il était impossible d'être plus jolie : faite à peindre, une
physionomie douce et céleste, blonde, de grands yeux ...
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Publié par
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
45 Mo