-
8
pages
-
Français
-
Documents
Description
E. T. A. HoffmannAVEC LA COLLABORATION D’ADELBERT VON CHAMISSOHaimatochare1819Traduit par ChampfleuryNOTICE DU TRADUCTEUR.Il a fallu une singulière personnalité à Hoffmann pour couvrir les nombreuxemprunts qu’il fit de côté et d’autre. Peu d’hommes ont moins inventé que lui, car ils’appropriait non-seulement des sujets, mais des types avec autant de sans-gêneque Molière. C’est ce qui explique ces lectures perpétuelles, qu’on peut voirindiquées dans ses cahiers de notes.Quand son esprit ne le meublait pas en contemplant des caricatures favoritestelles que celles de Callot et d’Hogarth, il allait au butin dans les œuvres deLewis, de Gozzi, de Shakespeare, de Schiller, de Voltaire, de Diderot, etc. ; maisl’homme qui lui était le plus utile était ce Français-Allemand, Chamisso, dontl’œuvre est inconnue dans sa patrie, la France, et qui aura du moins la gloired’avoir été un des plus fidèles amis de Théodore Hoffmann. Chacun sait que lefameux type de Pierre Schlemil, l’Homme qui a perdu son ombre, appartient enpropre à Chamisso ; ce poète avait-il trouvé ce type dans ces nombreusestraditions allemandes recueillies plus tard par les frères Grimm, et qui ne sontqu’un échantillon des richesses populaires de la littérature allemande ? On nesait rien là de positif ; toujours est-il qu’Hoffmann s’empara du Pierre Schlemil deson ami et l’intercala avec un grand bonheur dans la Nuit de la Saint-Sylvestre,pour faire pendant à l’Homme qui a perdu son reflet. Le ...
-
Publié par
-
Langue
Français