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Revue des Deux Mondes, tome 17, 1847Revue littéraireRevue littéraire, 1847 - ILe spectacle que donne en ce moment la littérature simplifie singulièrement la tâche de la critique. Jamais le silence, à l’égard decertains romanciers, ne nous a été plus facile. Ceux mêmes dont nous avions si souvent condamné les écarts semblent se plaire ànous donner raison. Si sévère que pût être notre langage, il n’égalerait jamais en cruelle précision les aveux qui leur échappent,depuis qu’ils plaident au lieu d’écrire. C’est là pour nous un triste avantage, et dont nous ne voulons pas nous réjouir. Nous avonsquelquefois suivi le roman quotidien dans l’arène bruyante du feuilleton, nous ne le suivrons pas dans cette autre arène où il défendaujourd’hui, on sait en quel style, des intérêts qui n’ont rien de commun avec la cause des lettres. Constatons seulement un point queces étranges débats auront du moins mis en lumière : c’est que la lassitude n’est plus seulement dans le public, elle est chez lesécrivains dont la plume affrontait le plus résolûment les hasards de l’improvisation, elle est aussi chez ceux dont le patronageintéressé n’a eu trop long-temps que complaisance pour leurs plus folles prétentions. Il n’y a rien là qui doive nous surprendre.L’alliance conclue entre les premiers et les seconds devait aboutir tôt ou tard à de pareils conflits Un succès constant, une féconditéintarissable, étaient les conditions de ce pacte que le premier échec, les premiers symptômes ...
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