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Revue des Deux Mondes, tome 23, 1840Politique extérieure.- Négociations de LondresPolitique extérieure, 1840 - IIIOn s’est beaucoup entretenu ces jours derniers du discours de lord Palmerston et du sens qu’il fallait y attacher. On a aujourd’hui unnouveau texte à commenter : c’est le discours de la reine d’Angleterre. L’un et l’autre ne signifient que deux choses, premièrementl’opinion du public anglais, à laquelle il faut que le gouvernement britannique sacrifie, et secondement la position que lord Palmerstona prise dans la négociation.Quant à l’opinion du public anglais, la voici. Ce public est pour la paix avec la France, même pour une alliance étroite avec elle. Il nejalouse pas véritablement la France ; il l’a jalousée beaucoup il y a quarante ans, quand la France menaçait la grandeur britanniquedans l’Inde. Aujourd’hui, c’est la Russie qu’il jalouse. L’ambition continentale qu’on suppose à tort ou à raison à la France ne le toucheguère ; il laisse le soin de s’en inquiéter à la Prusse ou à l’Autriche. De plus, il tient beaucoup à la paix, et il est certain que sansl’alliance française la paix est en péril. Il est assuré, au contraire qu’avec cette alliance, il est possible d’obtenir, par la seule force del’influence des deux nations réunies, tous les résultats qu’en d’autres temps on n’aurait obtenus que par la guerre. Ce sont les whigsd’abord qui pensent ainsi ; ce sont aussi les tories eux-mêmes. Dans les tories, il faut distinguer les vieux tories ...
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