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IMon fils est mort. J’adore, ô mon Dieu, votre loi. —Je vous offre les pleurs d’un cœur presque parjure ,Vous châtiez bien fort et parferez la foiQu’alanguissait l’amour pour une créature.Vous châtiez bien fort. Mon fils est mort, hélas !Vous me l’aviez donné, voici que votre droiteMe le reprend à l’heure où mes pauvres pieds lasRéclamaient ce cher guide en cette route étroite.Vous me l’aviez donné, vous me le reprenez :Gloire à vous ! J’oubliais beaucoup trop votre gloireDans la langueur d’aimer mieux les trésors donnésQue le Munificent de toute cette histoire.Vous me l’aviez donné, je vous le rends très pur,Tout pétri de vertu, d’amour et de simplesse.C’est pourquoi, pardonnez, Terrible, à celui surLe cœur de qui, Dieu fort, sévit cette faiblesse.Et laissez-moi pleurer et faites-moi bénirL’élu dont vous voudrez certes que la prièreRapproche un peu l’instant si bon de revenirÀ lui dans Vous, Jésus, après ma mort, dernière.IICar vraiment j’ai souffert beaucoup !Débusqué, traqué comme un loupQui n’en peut plus d’errer en chasseDu bon repos, du sûr abri,Et qui fait des bonds de cabriSous les coups de toute une race. La Haine et l’Envie et l’Argent,Bons limiers au flair diligent.M’entourent, me serrent. Ça dureDepuis des jours, depuis des mois,Depuis des ans ! Dîner d’émois,Souper d’effrois, pitance dure ! Mais, dans l’horreur du bois natal,Voici le Lévrier fatal,La Mort. — Ah ! la bête et la brute ! -Plus qu’à moitié mort, moi, la ...
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