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Description
François de Malherbe — O d e s
Pour le roi,
allant châtier la rébellion des Rochellois,
et chasser les Anglais qui en leur faveur étaient descendus en l'île de Rhé
Donc un nouveau labeur à tes armes s’apprête :
Prends ta foudre, Louis, et va comme un lion
Donner le dernier coup à la dernière tête
De la rébellion.
Fais choir en sacrifice au démon de la France
Les fronts trop élevés de ces âmes d’enfer ;
Et n’épargne contre eux, pour notre délivrance,
Ni le feu ni le fer.
Assez de leurs complots l’infidèle malice
A nourri le désordre et la sédition :
Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice
En leur punition.
Le centième décembre a les plaines ternies,
Et le centième avril les a peintes de fleurs,
Depuis que parmi nous leurs brutales manies
Ne causent que des pleurs.
Dans toutes les fureurs des siècles de tes pères,
Les monstres les plus noirs firent-ils jamais rien
Que l’inhumanité de ces cœurs de vipères
Ne renouvelle au tien ?
Par qui sont aujourd’hui tant de villes désertes,
Tant de grands bâtiments en masures changés,
Et de tant de chardons les campagnes couvertes,
Que par ces enragés ?
Les sceptres devant eux n’ont point de privilèges,
Les immortels eux-même en sont persécutés ;
Et c’est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilège
Font plus d’impiétés.
Marche, va les détruire, éteins-en la semence ;
Et suis jusqu’à leur fin ton courroux généreux,
Sans jamais écouter ni pitié, ni clémence
Qui te ...
Pour le roi,
allant châtier la rébellion des Rochellois,
et chasser les Anglais qui en leur faveur étaient descendus en l'île de Rhé
Donc un nouveau labeur à tes armes s’apprête :
Prends ta foudre, Louis, et va comme un lion
Donner le dernier coup à la dernière tête
De la rébellion.
Fais choir en sacrifice au démon de la France
Les fronts trop élevés de ces âmes d’enfer ;
Et n’épargne contre eux, pour notre délivrance,
Ni le feu ni le fer.
Assez de leurs complots l’infidèle malice
A nourri le désordre et la sédition :
Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice
En leur punition.
Le centième décembre a les plaines ternies,
Et le centième avril les a peintes de fleurs,
Depuis que parmi nous leurs brutales manies
Ne causent que des pleurs.
Dans toutes les fureurs des siècles de tes pères,
Les monstres les plus noirs firent-ils jamais rien
Que l’inhumanité de ces cœurs de vipères
Ne renouvelle au tien ?
Par qui sont aujourd’hui tant de villes désertes,
Tant de grands bâtiments en masures changés,
Et de tant de chardons les campagnes couvertes,
Que par ces enragés ?
Les sceptres devant eux n’ont point de privilèges,
Les immortels eux-même en sont persécutés ;
Et c’est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilège
Font plus d’impiétés.
Marche, va les détruire, éteins-en la semence ;
Et suis jusqu’à leur fin ton courroux généreux,
Sans jamais écouter ni pitié, ni clémence
Qui te ...
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