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Variétés historiques et littéraires, Tome VLa Maltôte des Cuisinières, ou la manière de bien ferrer la mule. Dialogue entre une vieille cuisinière et une jeune servante.1715La Maltôte des Cuisinières ou la manière de bien ferrer la mule.Dialogue entre une vieille cuisinière et une jeune servante.S. l. n. d. In-8.La Vieille.Ah ! vous voilà ! Bonjour. Je vous cherchois partout ;J’ai couru le marché de l’un à l’autre bout.De vous trouver à point certes je suis ravie.La Jeune.Et moi de vous parler vraiment j’avois envie ;Mais pour vous aller voir je n’ai pas un moment.Le moyen, au logis tenue etroitement !Je n’ose m’absenter, je suis toujours en crainte.La Vieille.Quoi ! dans votre maison êtes-vous si contrainte ?La Jeune.Je le suis à tel point que je veux la quitter :Ce sont gens avec qui je ne saurois rester.Je n’ai vu de mes jours femme plus ridicule.La Vieille.Vengez-vous.La Jeune.Et comment ?La Vieille.1Comment ? ferrez la mule ;2À bien peigner le singe appliquez tous vos soins.La Jeune.Eh ! que me dites-vous ? Depuis six mois au moins,Pour redresser mes gens, j’ai, ma pauvre Marie,Usé tout mon sçavoir, toute mon industrie ;Je n’ai rien negligé ; mais, malgré tout cela,À peine ai-je de bon le corcet que voilà.Sur ma fidelité toujours en defiance,Des tours les plus adroits ils ont l’experience.Ce qui peut se peser, ils le pèsent vingt fois,Pour voir si je n’ai rien rapiné sur le poids.Prompts à se faire rendre un denier, une obole ...
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