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La Complainte du vieux marinSamuel ColeridgeTraduit par Auguste Barbier, 1877Sommaire1 PREMIÈRE PARTIE2 DEUXIÈME PARTIE3 TROISIÈME PARTIE4 QUATRIÈME PARTIE5 CINQUIÈME PARTIE6 SIXIÈME PARTIE7 SEPTIÈME PARTIEPREMIÈRE PARTIEC'EST UN ANCIEN MARIN ; trois jeunes gens passent, il en arrête un.« Par ta longue barbe grise et ton oeil brillant, pourquoi m’arrêtes-tu ?La porte du marié est toute grande ouverte, je suis son propre parent, les hôtes sontarrivés, la noce est prête, n’entends-tu pas son joyeux bruit ? »Le vieux marin serre le bras du jeune homme de sa main décharnée : « Il y avait unvaisseau... dit-il. – Lâche-moi, ôte ta main, drôle à barbe grise ! » Et aussitôt lamain tombe.Le marin retient le jeune homme avec son oeil brillant. Le garçon de noce demeuretranquille et écoute comme un enfant de trois ans : le marin a sa volonté.Le garçon de noce s’assit sur une pierre : il ne peut s’empêcher d’écouter ; et ainsiparla le vieil homme, le marin à l’oeil brillant :Le navire salué de cris avait franchi le port : gaiement nous laissâmes derrière nousl’église, la colline et la tour du fanal.Le soleil parut à notre gauche, s’éleva de la mer, brilla, et vint à notre droite secoucher dans la mer.De plus en plus haut, chaque jour, il monta dans le ciel, jusqu’à ce qu’il planât sur lesmâts à l’heure de midi. Ici le garçon de noce se frappe la poitrine, car il entend lesprofonds accords du basson.La mariée est entrée dans la salle du banquet, ...
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Français
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