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Français
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Victor Hugo — D i e uL’Océan d’en hautSommaire1 I2 II3 III4 IV5 VI6 VII7 VIII8 IXIEt je vis au-dessus de ma tête un point noir.Et ce point noir semblait une mouche du soirVolant à l’heure où, l’ombre à prier nous invite.Et, l’homme, quand il pense, étant ailé, j’eus vite,Franchi l’éther, qui s’ouvre à l’essor des espritsEt cette mouche était une chauve-souris.Et ce lugubre oiseau volait seul dans l’espaceEt disait : — C’est énorme et hideux. Ce qui passeDevant mes yeux me fait trembler. C’est effrayant.Quand donc serai-je hors de l’ombre ? Et, me voyant,Il cria : « Que veux-tu de moi ? », passant rapide.Je regarde, éperdu, la matière stupide.Homme, écoute : je suis l’oiseau noir que trouvaDémogorgon en Grece et dans l’Inde ShivaJe contemple l’horreur de la sombre nature.Homme, quel est le sens de l’affreuse aventureQu’on appelle univers ? Je le cherche et j’ai peur.J’interroge ce bloc qui n’est qu’une vapeur ;J’observe l’infini monstrueux, et je scruteLa taupe et le soleil, l’homme, l’arbre et la brute.Je suis triste. O passant, comprends-tu ce mot : Rien !Ce qu’on nomme le mal est peut-être le bien.Quand un gouffre se comble, un autre puits se creuse.Tourment, volupté, rire et clameur douloureuse,Flux et reflux, le juste et l’injuste, le bon,Le mauvais, blanc et noir, diamant et charbon,Vrai, faux, pourpre et haillon, le carcan, l’auréole,Jour et nuit, vie et mort, oui, non ; navette folleQue pousse le hasard, tisserand de la nuit ...
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
3 Mo