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Victor Hugo — Premières publications[1]Discours sur les avantages de l’Enseignement mutuel Agmine partito fulgent, paribusque magistris.VIRG.Je ris quand chaque soir de l’école voisineSort et s’échappe en foule une troupe enfantine,Quand j’entends sur le seuil le sévère MentorDont les derniers avis les poursuivent encor :« Hâtez-vous, il est tard, vos mères vous attendent !... »Inutiles clameurs que les vents seuls entendent !Il rentre. Alors la bande, avec des cris aigus,Se sépare, oubliant les ordres de l’Argus ;Les uns courent sans peur, pendant qu’il fait un somme,Simuler des assauts sur le foin du bon homme ;D’autres, jusqu’en leurs nids, surprennent les oiseauxQui le soir le charmaient, errant sous ses berceaux ;Ou, se glissant sans bruit, vont voir avec mystère,S’ils ont laissé des noix au clôs du presbytère.Sans doute vous blâmez tous ces jeux dont je ris.Mais Montaigne, en songeant qu’il naquit dans Paris,Vantait son air impur, la fange de ses rues,Montaigne aimait Paris jusque dans ses verrues ;J’ai passé par l’enfance, et cet âge chériPlaît, même en ses écarts, à mon coeur attendri.Je ne sais : mais pour moi sa naïve ignoranceCouvre encor ses défauts d’un voile d’innocence.Le lierre des rochers déguise le contour,Et tout paraît charmant aux premiers feux du jour.Âge enchanteur où l’âme, étrangère à l’envie,Se prépare en riant aux douleurs de la vie,Prend son penchant pour guide, et, simple en ses transports,Fait le bien sans ...
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