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Charles Beltjens — P o è m e sÀ BeethovenMagna testatur voceper ambras.V i r g i l i u s.J’écoutai, j’entendis et jamais voix pareilleNe sortit d’une bouche et n’émut une oreille.V i c t o r H u g o. Quand des sommets glacés, où l’Hécla solitaireOuvre en vaste entonnoir son effrayant cratère,Soupirail d’un enfer morne et silencieux,L’Ouragan, escorté de ses sœurs les Tempêtes,Vers l’azur qui s’ébranle aux voix de leurs cent têtes,Reprend son vol audacieux ;Sous ses ailes vibrant à ses noires épaules,De l’aurore au couchant, de l’équateur aux pôles,Le ciel que le tonnerre emplit de sourds appels,Les fuyants, horizons du globe qui tressailleEt des Ilots mugissant, ainsi qu’une batailleAu sein des profonds archipels,Tout l’espace est à lui ; — les continents énormes,Les villes dont la brume estompe au loin les formes,Les déserts étalant leur sauvage beauté,Cimes et profondeurs, vallon, montagne et plaine,Sombres forêts courbant leurs fronts sous son haleine,Tout reconnaît sa royauté.La foudre le précède, et les vagues marines,Hurlant comme une foule aux cent mille poitrines,Lorsqu’un triomphateur entre dans la cité,En concert formidable acclamant son passage,De leurs clameurs tonnant de rivage eu rivageFont retentir l’immensité.S’il en prend fantaisie à sa course homérique,D’un seul coup d’aile il va d’Europe en Amérique,Et l’Islande sauvage, où partit sou élan,Du bruit de son essor tremble encore et résonne,Que déjà sous son vol en ...
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Français