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8
pages
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Français
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Description
Les Raisons de vivre de la Société des Nations
Léon Bourgeois
1922
Communication de M. Léon Bourgeois au Comité Nobel du Parlement norvégien
Sommaire
1 Les Raisons de vivre de la Société des Nations
1.1 I
1.2 II
1.3 III
1.4 IV
Les Raisons de vivre de la Société des Nations
Messieurs,
II y a quelques semaines, M. Branting venait à Christiania s’acquitter de l’obligation
imposée à tous les titulaires du Prix Nobel de la Paix. Je m’excuse de n’avoir pu,
l’an dernier, faire de même. L’état de ma santé ne m’a pas permis d’accomplir le
voyage de Norvège et j’en ai éprouvé le plus profond regret.
J’ai su, par M. le Président, que vous m’autoriseriez à vous adresser, par une
communication écrite, le témoignage de ma reconnaissance et l’exposé des idées
dont j’aurais voulu vous apporter l’expression de vive voix. Je vous en adresse,
Messieurs, mes bien vifs remerciements.
I
Je suis pleinement d’accord avec M. Branting sur les idées qu’il vous exposait ici,
au mois de juin dernier. Avec une grande clairvoyance, il a analysé et ramené à sa
mesure vraie « l’immense déception » que la Grande Guerre de 1914-1918 avait
fait naître dans les esprits. Certes, ce brusque déchaînement d’un cataclysme, sans
égal dans le passé, avait paru donner un démenti formel aux espérances que Nobel
avait fait naître, lorsqu’il avait fondé le prix de la Paix ; mais, au découragement qui
s’était emparé, tout d’abord, de l’opinion, M. Branting opposait les raisons de
confiance que l’on pouvait, quand même, ...
Léon Bourgeois
1922
Communication de M. Léon Bourgeois au Comité Nobel du Parlement norvégien
Sommaire
1 Les Raisons de vivre de la Société des Nations
1.1 I
1.2 II
1.3 III
1.4 IV
Les Raisons de vivre de la Société des Nations
Messieurs,
II y a quelques semaines, M. Branting venait à Christiania s’acquitter de l’obligation
imposée à tous les titulaires du Prix Nobel de la Paix. Je m’excuse de n’avoir pu,
l’an dernier, faire de même. L’état de ma santé ne m’a pas permis d’accomplir le
voyage de Norvège et j’en ai éprouvé le plus profond regret.
J’ai su, par M. le Président, que vous m’autoriseriez à vous adresser, par une
communication écrite, le témoignage de ma reconnaissance et l’exposé des idées
dont j’aurais voulu vous apporter l’expression de vive voix. Je vous en adresse,
Messieurs, mes bien vifs remerciements.
I
Je suis pleinement d’accord avec M. Branting sur les idées qu’il vous exposait ici,
au mois de juin dernier. Avec une grande clairvoyance, il a analysé et ramené à sa
mesure vraie « l’immense déception » que la Grande Guerre de 1914-1918 avait
fait naître dans les esprits. Certes, ce brusque déchaînement d’un cataclysme, sans
égal dans le passé, avait paru donner un démenti formel aux espérances que Nobel
avait fait naître, lorsqu’il avait fondé le prix de la Paix ; mais, au découragement qui
s’était emparé, tout d’abord, de l’opinion, M. Branting opposait les raisons de
confiance que l’on pouvait, quand même, ...
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