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Français
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Les LinottesGeorges Courtelineillustré par Carlègle1912Les LinottesÀANDRÉ CORNEAUHumble hommage d’un vieil amiG. C.Carlègle - Les Linottes page 0001.jpgAVANT-PROPOSDe tous les livres que j’ai écrits, il n’en est pas qui m’ait donné plus de joie et dedouceur à l’écrire que celui dont les pages suivent et dont chaque phrase, chaqueligne, chaque syllabe est un rappel des heures lointaines qui furent les débuts dema vie. C’est à Montmartre que je les vécus, ces heures, tant il semble que,Montmartre et moi, ayons été faits l’un pour l’autre, de 1865 qui me vit, le derrièremontré aux passants, occupé à tapoter des pâtés de sable du plat de ma pelle debois blanc, à 1871, époque où la vie de famille fit place pour moi à la vie decollège et la vagabonderie turbulente de la rue aux tristesses provinciales quidevaient pleuvoir sur moi de 1871 à 1878, du haut de la Cathédrale de Meaux,avec les heures, leurs demies et leurs quarts.La maison où je grandis aux côtés de mes parents et que j’ai tenté, dans lesLinottes, d’évoquer sous le nom de la Villa Bon-Abri, occupait le N° 40 de la ruede la Fontenelle, devenue plus tard rue de la Barre. Entre deux séries de jardinsqu’isolaient les uns des autres des haies de sureaux nains et de volubilis, elledégringolait en pente raide jusqu’à la rue Saint- Vincent où elle prenait fin dansles chaumes d’une habitation de paysan jadis donnée à la belle Gabrielled’Estrées, en remerciement de son baiser, par le roi galant ...
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Français
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