-
72
pages
-
Français
-
Documents
Description
Charles Augustin Sainte-Beuve : Les Consolations (Édition Poésies, 1863)LESCONSOLATIONS On ne hait les hommes et la vie que faute devoir assez loin. Étendez un peu plus votre regard,et vous serez bientôt convaincu que tous ces mauxdont vous vous plaignez sont de purs néants.René. Credo ego generosum animum, præter Deumubi finis est noster, præter seipsum et arcanascuras suas, aut præter aliquem multa similitudinesibi conjunctum animum, nusquam acquiescere.Petrarca, de Vita solitaria, lib. I, sect. 1.(MARS 1830)A VICTOR H.Mon Ami, ce petit livre est à vous ; votre nom s’y trouve a presque toutes les pages ;votre présence ou votre souvenir s’y mêle à toutes mes pensées. Je vous le donne,ou plutôt je vous le rends ; il ne se serait pas fait sans vous. Au moment où vousvous lancez pour la première fois dans le bruit et dans les orages du drame,puissent ces souvenirs de vie domestique et d’intérieur vous apporter un fraisparfum du rivage que vous quittez ! Puissent-ils, comme ces chants antiques quisoutenaient le guerrier dans le combat, vous retracer l'image adorée du foyer, desenfants et de réponse !Pétrarque, ce grand maître dans la science du cœur et dans le mystère de l'amour,a dit au commencement de son Traité sur la Vie solitaire : « Je crois qu’une belleâme n’a de repos ici-bas à espérer qu’en Dieu, qui est notre fin dernière ; qu’enelle-même et en son travail intérieur ; et qu’en une âme amie, qui soit sa sœurpar la ressemblance. » ...
-
Publié par
-
Langue
Français
-
Poids de l'ouvrage
3 Mo