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Le Parfum de la dame en noirGaston LerouxII.Où il est question de l’humeur changeante de Joseph Rouletabille>n revenant, seul, de la gare, je ne pus que m’étonner de la singulière tristesse qui m’avait envahi, sans que j’en pusse démêlerprécisément la cause. Depuis le procès de Versailles, aux péripéties duquel j’avais été si intimement mêlé, j’avais lié tout à faitamitié avec le professeur Stangerson, sa fille et Robert Darzac. J’aurais dû être particulièrement heureux d’un événement quisemblait satisfaire tout le monde. Je pensai que l’extraordinaire absence du jeune reporter devait être pour quelque chose dans cettesorte de prostration. Rouletabille avait été traité par les Stangerson et M. Darzac comme un sauveur. Et, surtout, depuis que Mathildeétait sortie de la maison de santé où le désarroi de son esprit avait nécessité pendant plusieurs mois des soins assidus, depuis quela fille de l’illustre professeur avait pu se rendre compte du rôle extraordinaire joué par cet enfant dans un drame où, sans lui, elle eûtinévitablement sombré avec tous ceux qu’elle aimait, depuis qu’elle avait lu avec toute sa raison, enfin recouvrée, le compte rendusténographié des débats où Rouletabille apparaissait comme un petit héros miraculeux, il n’était point d’attentions quasi maternellesdont elle n’eût entouré mon ami. Elle s’était intéressée à tout ce qui le touchait, elle avait excité ses confidences, elle avait voulu ensavoir sur Rouletabille plus que je n’en savais ...
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