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9
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Français
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Description
Le colonel Scott
V. de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 31, 1842
Le Colonel Scott
A Journal of a Residence in the Esmailla of Abd-el-Kader, and of Travels in
Morocco and Algiers, by colonel Scott. London, 1842.
Ce personnage, dont les journaux ont fait grand bruit depuis quelques jours, a relaté
dans un ouvrage publié récemment quelques-unes de ses aventures au service
d’Abd-el-Kader. Un assez vif intérêt pouvait s’attacher aux révélations d’un
aventurier pareil, et, en ouvrant son livre, nous espérions y trouver le même plaisir
qu’aux récits fanfarons du célèbre ritmeister Dugald Dalgetty de Drumthwacket ;
mais en cette occasion, comme dans beaucoup d’autres, nous avons pu constater
que la forme emporte le fond, et que l’existence la plus picaresque, la plus féconde
en incidens bizarres, la plus errante et la plus agitée, ne se passe pas aisément
d’un interprète comme Lesage ou Walter Scott. L’Iliade racontée par Achille, ou
l’Odyssée par le prudent Ulysse, auraient difficilement sauvé de l’oubli leurs noms
illustres, et, sans vouloir comparer à ces héros un officier de fortune comme l’agent
anglais du Jugurtha moderne, nous regrettons sincèrement pour lui et pour nous
que Bulwer, Dickens, Harrisson Ainsworth, ou tout autre littérateur exercé ne se soit
pas chargé de présenter sous des couleurs plus vives et sous un jour plus piquant
les impressions et les souvenirs du vagabond colonel. Nous le regrettons, et ce
sentiment de notre part ne saurait être suspect ...
V. de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 31, 1842
Le Colonel Scott
A Journal of a Residence in the Esmailla of Abd-el-Kader, and of Travels in
Morocco and Algiers, by colonel Scott. London, 1842.
Ce personnage, dont les journaux ont fait grand bruit depuis quelques jours, a relaté
dans un ouvrage publié récemment quelques-unes de ses aventures au service
d’Abd-el-Kader. Un assez vif intérêt pouvait s’attacher aux révélations d’un
aventurier pareil, et, en ouvrant son livre, nous espérions y trouver le même plaisir
qu’aux récits fanfarons du célèbre ritmeister Dugald Dalgetty de Drumthwacket ;
mais en cette occasion, comme dans beaucoup d’autres, nous avons pu constater
que la forme emporte le fond, et que l’existence la plus picaresque, la plus féconde
en incidens bizarres, la plus errante et la plus agitée, ne se passe pas aisément
d’un interprète comme Lesage ou Walter Scott. L’Iliade racontée par Achille, ou
l’Odyssée par le prudent Ulysse, auraient difficilement sauvé de l’oubli leurs noms
illustres, et, sans vouloir comparer à ces héros un officier de fortune comme l’agent
anglais du Jugurtha moderne, nous regrettons sincèrement pour lui et pour nous
que Bulwer, Dickens, Harrisson Ainsworth, ou tout autre littérateur exercé ne se soit
pas chargé de présenter sous des couleurs plus vives et sous un jour plus piquant
les impressions et les souvenirs du vagabond colonel. Nous le regrettons, et ce
sentiment de notre part ne saurait être suspect ...
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