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64
pages
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Français
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Documents
Description
L’Oiseau blanc,
conte bleu
Denis Diderot
1748
Texte sur une page, Format DjVu
Notice préliminaire
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L’Oiseau blanc, conte bleu : Texte entier
L’Oiseau blanc,
conte bleu.
Denis Diderot
1748
PREMIÈRE SOIRÉE.
La favorite se couchait de bonne heure, et s’endormait fort tard. Pour hâter le
moment de son sommeil, on lui chatouillait la plante des pieds, et on lui faisait des
contes ; et pour ménager l’imagination et la poitrine des conteurs, cette fonction
était partagée entre quatre personnes, deux émirs et deux femmes. Ces quatre
improvisateurs poursuivaient successivement le même récit aux ordres de la
favorite. Sa tête était mollement posée sur son oreiller, ses membres étendus dans
son lit, et ses pieds confiés à sa chatouilleuse, lorsqu’elle dit : « Commencez ; » et
ce fut la première de ses femmes qui débuta par ce qui suit.LA PREMIÈRE FEMME.
Ah ! ma sœur, le bel oiseau ! Quoi ! vous ne le voyez pas entre les deux branches
de ce palmier, passer son bec entre ses plumes, et parer ses ailes et sa queue ?
Approchons doucement ; peut-être qu’en l’appelant il viendra ; car il a l’air
apprivoisé. « Oiseau mon cœur, oiseau mon petit roi, venez, ne craignez rien ; vous
êtes trop beau pour qu’on vous fasse du mal. Venez ; une cage charmante vous
attend ; ou si vous préférez la liberté, vous serez libre. »
L’oiseau était trop galant pour se refuser aux agaceries de deux jeunes et jolies
personnes. Il prit son vol, et descendit légèrement sur le sein de ...
conte bleu
Denis Diderot
1748
Texte sur une page, Format DjVu
Notice préliminaire
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L’Oiseau blanc, conte bleu : Texte entier
L’Oiseau blanc,
conte bleu.
Denis Diderot
1748
PREMIÈRE SOIRÉE.
La favorite se couchait de bonne heure, et s’endormait fort tard. Pour hâter le
moment de son sommeil, on lui chatouillait la plante des pieds, et on lui faisait des
contes ; et pour ménager l’imagination et la poitrine des conteurs, cette fonction
était partagée entre quatre personnes, deux émirs et deux femmes. Ces quatre
improvisateurs poursuivaient successivement le même récit aux ordres de la
favorite. Sa tête était mollement posée sur son oreiller, ses membres étendus dans
son lit, et ses pieds confiés à sa chatouilleuse, lorsqu’elle dit : « Commencez ; » et
ce fut la première de ses femmes qui débuta par ce qui suit.LA PREMIÈRE FEMME.
Ah ! ma sœur, le bel oiseau ! Quoi ! vous ne le voyez pas entre les deux branches
de ce palmier, passer son bec entre ses plumes, et parer ses ailes et sa queue ?
Approchons doucement ; peut-être qu’en l’appelant il viendra ; car il a l’air
apprivoisé. « Oiseau mon cœur, oiseau mon petit roi, venez, ne craignez rien ; vous
êtes trop beau pour qu’on vous fasse du mal. Venez ; une cage charmante vous
attend ; ou si vous préférez la liberté, vous serez libre. »
L’oiseau était trop galant pour se refuser aux agaceries de deux jeunes et jolies
personnes. Il prit son vol, et descendit légèrement sur le sein de ...
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Langue
Français
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4 Mo