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Français
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L’Ami FritzErckmann-Chatrian1864I.II.III.IV.V.VI.VII.VIII.IX.X.XI.XII.XIII.XIV.XV.XVI.XVII.XVIII.L’Ami Fritz : 1Lorsque Zacharias Kobus, juge de paix à Hunebourg, mourut en 1832, son fils Fritz Kobus, se voyant à la tête d’une belle maison surla place des Acacias, d’une bonne ferme dans la vallée de Meisenthâl, et de pas mal d’écus placés sur solides hypothèques, essuyases larmes, et se dit avec l’Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel avantage a l’homme des travaux qu’il fait sur laterre ? Une génération passe et l’autre vient ; le soleil se lève et se couche aujourd’hui comme hier ; le vent souffle au nord, puis ilsouffle au midi : les fleuves vont à la mer, et la mer n’en est pas remplie ; toutes choses travaillent plus que l’homme ne saurait dire ;l’œil n’est jamais rassasié de voir, ni l’oreille d’entendre : on oublie les choses passées, on oubliera celles qui viennent : – le mieuxest de ne rien faire… pour n’avoir rien à se reprocher ! »C’est ainsi que raisonna Fritz Kobus en ce jour.Et le lendemain, voyant qu’il avait bien raisonné la veille, il se dit encore :« Tu te lèveras le matin, entre sept et huit heures, et la vieille Katel t’apportera ton déjeuner, que tu choisiras toi-même, selon ton goût.Ensuite tu pourras aller, soit au Casino lire le journal, soit faire un tour aux champs, pour te mettre en appétit. À midi, tu reviendrasdîner ; après le dîner, tu vérifieras tes comptes, tu recevras tes rentes, tu ...
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Français
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