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4
pages
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Français
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Documents
Description
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Journal d’un écrivain
Traduction J.-Wladimir Bienstock et de John-Antoine Nau.
Charpentier, 1904 (pp. 84-92).
VI
FRAGMENTS DE LA LETTRE D’UNE « PERSONNE »
Plus bas je reproduis une lettre ou plutôt des fragments d’une lettre adressée par
« une personne » à la rédaction du Grajdanine. Il me serait impossible d’en donner
le texte complet, et je n’en livre une portion que pour me débarrasser de la
« personne ». Au journal, nous sommes mitraillés de ses communications. Cette
« personne » énonce la prétention de me défendre contre mes ennemis littéraires.
Elle a déjà écrit en ma faveur trois « contre-critiques », deux « notes », trois autres
notes « improvisées », un « à-propos » et enfin une « observation monitoire ».
Dans cette dernière œuvre de polémique rédigée sous forme « d’observation à
mes ennemis », elle s’amuse, sous prétexte de me protéger, à me houspiller de
telle façon que je puis affirmer n’avoir rien lu de plus féroce dans les factums des
plus enragés critiques. Et l’auteur veut que j’insère tout cela ! Je lui ai d’abord
déclaré que je n’avais pas le moindre ennemi ; qu’il y avait du mirage dans son
cas ; ensuite que les beaux temps du Citoyen de 1873 étaient passés (ah ! alors le
pauvre journal recevait des paquets d’injures de tous les côtés), mais qu’à présent
on me laissait tranquille ; enfin, que je saurais très bien répondre tout seul aux
attaques, s’il s’en produisait jamais.
La « personne » se fâcha, me dit des choses ...
Journal d’un écrivain
Traduction J.-Wladimir Bienstock et de John-Antoine Nau.
Charpentier, 1904 (pp. 84-92).
VI
FRAGMENTS DE LA LETTRE D’UNE « PERSONNE »
Plus bas je reproduis une lettre ou plutôt des fragments d’une lettre adressée par
« une personne » à la rédaction du Grajdanine. Il me serait impossible d’en donner
le texte complet, et je n’en livre une portion que pour me débarrasser de la
« personne ». Au journal, nous sommes mitraillés de ses communications. Cette
« personne » énonce la prétention de me défendre contre mes ennemis littéraires.
Elle a déjà écrit en ma faveur trois « contre-critiques », deux « notes », trois autres
notes « improvisées », un « à-propos » et enfin une « observation monitoire ».
Dans cette dernière œuvre de polémique rédigée sous forme « d’observation à
mes ennemis », elle s’amuse, sous prétexte de me protéger, à me houspiller de
telle façon que je puis affirmer n’avoir rien lu de plus féroce dans les factums des
plus enragés critiques. Et l’auteur veut que j’insère tout cela ! Je lui ai d’abord
déclaré que je n’avais pas le moindre ennemi ; qu’il y avait du mirage dans son
cas ; ensuite que les beaux temps du Citoyen de 1873 étaient passés (ah ! alors le
pauvre journal recevait des paquets d’injures de tous les côtés), mais qu’à présent
on me laissait tranquille ; enfin, que je saurais très bien répondre tout seul aux
attaques, s’il s’en produisait jamais.
La « personne » se fâcha, me dit des choses ...
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Français