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*L’ENFANT TRAVAILLE EN CLASSE L’ENFER TRAVERSE LA CLASSIFICATION Texte communiqué par Jean-Claude APARISI Maître-Formateur MONTPELLIER Septembre 2005 Au seuil même de l’école, les enfants sont classés. Il y a donc des nosographies sauvages. Elles se nourrissent de représentations. Ce ne sont que les prémices des étiquetages que favorisent les institutions. Ainsi se repèrent les adultes qui se rassurent dans le savoir. C’est le lent travail de la norme qui ignore les sujets. Bientôt, répertoriés comme «dys quelque chose», estampillés dans leurs déficiences par ce qu’ils ne savent pas faire ou ce qu’ils ne font pas comme les autres ou comme le souhaite l’enseignant, les enfants deviendront les objets de méthodes orthonormées. S’il existe une pédagogie comme on peut la vivre dans les classes passerelles et certaines classes de tout-petits, c’est celle d’une rencontre et d’une écoute qui refuse d’ouvrir la boîte de Pandore des évaluations pour y enfermer les enfants en prenant le risque d’une rencontre. L’ENFER TRAVERSE LA CLASSIFICATION Il y a quelques années, je proposais à mes élèves de cours moyen des travaux réguliers à partir de matrices d’écriture. L’une d’elles, empruntée à Queneau, demandait aux enfants de remplacer chaque mot d’une phrase qu’ils avaient imaginée par le septième mot du dictionnaire, qui le suivait dans l’ordre alphabétique et qui, du même paradigme grammatical, pouvait permuter dans la phrase. Ainsi les ...
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Français