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17
pages
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Français
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Description
Historiens espagnols - Mendoza - Moncada - Melo
Léonce de Lavergne
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 32, 1842
Historiens espagnols : Mendoza - Moncada - Melo
[1]Historiens espagnols : MENDOZA - MONCADA – MELO
La littérature espagnole est encore, à proprement parler, peu connue en France.
L’immortel Don Quichotte et quelques comédies, voilà à peu près tout ce qu’en sait
la grande masse des lecteurs. Cette littérature est pourtant une des plus riches,
peut-être même la plus riche de l’Europe, pour le nombre des auteurs et des écrits.
Son seul défaut est d’être un peu ancienne, d’avoir fleuri à une époque reculée, et
de ne s’être pas renouvelée, comme ses sœurs, par des productions plus
modernes. L’Espagne n’a rien à opposer à Byron, à Walter Scott, à Goethe, à
Schiller, à cette pléiade de grands écrivains qui a illustré le commencement de ce
siècle chez plusieurs peuples, et qui a attiré récemment notre attention sur les
langues et les littératures de l’Angleterre et de l’Allemagne. L’Espagne n’a même
que peu de noms à citer dans le XVIIIe siècle ; il faut remonter plus haut encore, se
vieillir de deux dents et même de trois cents ans, aller jusqu’au temps de la maison
d’Autriche, jusqu’à cette grande période qui commence à Charles-Quint et qui finit
à Charles II, pour trouver la véritable époque littéraire de l’Espagne ; mais aussi,
quand une fois on a pris la peine de se transporter au milieu de ces siècles oubliés,
on est étonné de l’incomparable fécondité du génie ...
Léonce de Lavergne
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 32, 1842
Historiens espagnols : Mendoza - Moncada - Melo
[1]Historiens espagnols : MENDOZA - MONCADA – MELO
La littérature espagnole est encore, à proprement parler, peu connue en France.
L’immortel Don Quichotte et quelques comédies, voilà à peu près tout ce qu’en sait
la grande masse des lecteurs. Cette littérature est pourtant une des plus riches,
peut-être même la plus riche de l’Europe, pour le nombre des auteurs et des écrits.
Son seul défaut est d’être un peu ancienne, d’avoir fleuri à une époque reculée, et
de ne s’être pas renouvelée, comme ses sœurs, par des productions plus
modernes. L’Espagne n’a rien à opposer à Byron, à Walter Scott, à Goethe, à
Schiller, à cette pléiade de grands écrivains qui a illustré le commencement de ce
siècle chez plusieurs peuples, et qui a attiré récemment notre attention sur les
langues et les littératures de l’Angleterre et de l’Allemagne. L’Espagne n’a même
que peu de noms à citer dans le XVIIIe siècle ; il faut remonter plus haut encore, se
vieillir de deux dents et même de trois cents ans, aller jusqu’au temps de la maison
d’Autriche, jusqu’à cette grande période qui commence à Charles-Quint et qui finit
à Charles II, pour trouver la véritable époque littéraire de l’Espagne ; mais aussi,
quand une fois on a pris la peine de se transporter au milieu de ces siècles oubliés,
on est étonné de l’incomparable fécondité du génie ...
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