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Le Banquet,1892.Daniél Halévy et Fernand Gregh« Frédéric Nietzsche »suivi d’une traduction de deux extraits de Au-delà du bien et du malFrédéric Nietzsche (Halévy et Gregh)Le nom de Nietzsche a déjà été imprimé dans la Revue bleue, le Figaro, la Revuedes Deux-Mondes. Mais ceux qui en ont parlé ne l’ont guère lu. Le plus substantieldes articles qui ont été publiés sur la philosophie si concrète et si complexe deNietzsche, celui de M. Téodor de Wyzeva, doit être considéré comme non avenu : ila fort étonné ceux qui connaissaient Nietzsche. Avec toute la désinvolture d’unjournaliste, Monsieur Téodor de Wyzeva s’est contenté de lire un livre de jeunesse :Menschliches, allzumenschliches ! (Humain, trop humain !) où l’on aurait peine àtrouver trace des véritables idées de Nietzsche ; si bien que Monsieur Téodor deWyzeva traite de nihiliste le plus affirmatif des penseurs, de pessimiste celui qui aeu le plus de confiance dans la vie.La vie — voilà en effet le mot de la philosophie de Nietzsche. Loin d’êtrepessimiste, il est le philosophe de la confiance, de la santé, de la joie. Sans doute ila commencé par être « le plus enragé » des shopenheuériens, mais il n’a pas tardéà s’affranchir de la pensée du maître pour s’élever à l’optimisme le plus naturaliste.Nietzsche est le fervent de la vie ; toutes les philosophies qui nient la vie, depuis lepessimisme mystique des chrétiens jusqu’au socialisme contemporain, toutes cesdoctrines qui s’effraient de la dureté ...
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Français