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11 1AnnexesAnnexe 1 : entretien avec le metteur en scène Ahmed Madanin° 77 Brigitte Bertin – Beaucoup de répliques de trouverez des éléments très classiques dans la février 2009 la pièce ont des accents des pièces de Samuel structure de mon écriture, par exemple le respect Becket, en particulier « on ne peut pas, on très fréquent de la règle des trois unités. C’est attend Ernest ». Les situations, le duo, la le paradoxe de mes références.quête des personnages, autant de références au théâtre de l’absurde. Partagez-vous cette idée ? on peut parler d’héritage culturel plutôt que Est-ce un hommage ou une volonté d’inscrire d’hommage rendu ?votre écriture dans la lignée de ce grand A. M. – C’est l’inconscient qui parle. Quelles dramaturge ? pouvaient être mes références à moi, jeune Ahmed Madani – En attendant Godot est la pre- adolescent de culture musulmane, émigré ? mière pièce que j’ai vue quand j’étais au lycée. C’est l’école de la République qui m’a instruit. J’arrive et je vois une espèce de bout de métal Déraciné, je me suis inscrit dans la culture vertical, un plan rond incliné et deux pékins d’un autre territoire, et pour me défendre, dessus. ils échangeaient leurs répliques et moi, j’ai trouvé mon échappatoire dans l’écriture j’étais fasciné, j’avais dix-sept ans. Beckett et le théâtre. Mon pays est devenu une page écrit cette pièce en 1952, je suis né en 1952 ; blanche, puis une scène, je n’ai pas d’autre aucun rapport sans doute. La guerre ...
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